PHILIPPE PISSIER ARCHIVES (PPA)

16 novembre 2016

HOEBEURK

Message de Mr Stephan Hoebeeck à Mr Philippe Pissier, aujourd'hui :

va te faire soigner...
la sorcellerie a ruiné ta vie et elle continuera de le faire...
jette joyeusement Crowley à la poubelle et tu iras mieux mon frère...
mais je vois que tu persistes...
je vois que le soralien qui sommeillait en toi a repris le dessus...
adios...

Réponse de Mr Philippe Pissier à Mr Stephan Hoebeeck, aujourd'hui :

Très cher escroc, je voudrais volontiers me faire soigner. Mais comment ? Ayant travaillé pour toi sans rémunération durant cinq ans, c'est difficile. Certains soins ne sont pas gratuits, surtout ceux pouvant guérir de l'abus de confiance.

Ce n'est pas la "sorcellerie" qui ruine ma vie depuis quelque temps, c'est bel et bien TOI.

Je ne suis pas ton FRERE.

Quant au "soralien" que tu estimes sommeiller en moi (Seigneur, aurais-je réveillé un Golem ?).... il n'est, ma foi (si tant est qu'il existe), que bien peu de choses (maléfiques) par rapport au sioniste d'extrême-droite légitimant le phosphore blanc sur les gamins de Gaza.

Le problème, c'est que dans le bétail (les goyim), il y a des bêtes cornues.

P.P.

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Documents Esotérisme Général.
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Anja Bajuk
Anja Bajuk "La société ESH-Éditions le remercie aussi de lui avoir présenté Meleph Ashagar," Et moi je remercie la société ESH-Editions de m'avoir demandé de fréquenter Meleph Ashagar pour voir s'il avait un texte traitant de magie taoiste.
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Zorïn Il Palazzo
Zorïn Il Palazzo [Stephan Hoebeeck] "Je tiens à préciser que Philippe Pissier n'a jamais travaillé pour moi. Il a conclu un contrat avec la société Esh-Éditions qui va être mise en faillite..."
https://www.youtube.com/watch?v=7nDbWmz-UsU
--> 0:30 "Bonjour, Stephan Hoeb
eeck, je suis éditeur... Je viens, on vient tous les deux d'éditer "Magick" d'Aleister Crowley..." --> 5:17 "Moi, les questions que je me pose, en tant qu'éditeur..." (...)

Pas très clair, tout ça... Si je comprends bien, Esh Éditions, représentée par Stephan Hoebeeck, a eu les yeux plus gros que le ventre en éditant ce double pavé de 1500 pages => échec commercial => faillite... Donc le traducteur ne sera pas payé de sa peine (?). Quel que soit le contenu de votre contentieux, essayer de vous débarrasser de lui en prétendant qu'il vous a refilé l'œuvre d'un "pédophile" en toute connaissance de cause (sources? preuves?), et qu'au bout du compte la philosophie de Crowley est vide (vous auriez peut-être pu vous en apercevoir avant de l'éditer?!), c'est vous défausser de votre responsabilité sur les autres. En somme vous vous débinez en lui balançant le coup de pied de l'âne. Je comprends la réaction de Philippe, mais moi je m'y serais pris autrement.
1 Reply
Éric Gazano
Éric Gazano Stephan Hoebeeck, tu ne touches plus terre…
Toi, l'éditeur de Crowley qui écrit qu'il faut jeter Crowley à la poubelle, c'est comme si tu avouais t'être volontairement pourri le karma à 3000 exemplaires. C'est magnifique.
Il faut quand même préciser un
e chose : quand on est créancier, on peut se permettre de se la jouer donneur de leçons. Pas quand on est débiteur. Alors, quand tu auras payé tes dettes, tu pourra essayer de venir ouvrir ta grande gueule. Pas avant.
Anja Bajuk
Anja Bajuk Ah, cher bouffon, je te rétorque via un autre compte, ayant été fort opportunément pour toi, en raison d'une "dénonciation", été écarté pour un temps de Facebook. Merci, cela me permet me réduire mon addiction. 1°/ "À titre personnel quand j'ai accepté de travailler sur Crowley, je lui avait posé deux conditions: savoir que Crowley n'était ni antisémite ni pédophile: ce qu'il m'a garanti " ... t'as rien accepté du tout, c'est toi qui es venu me sucer parce que tu sentais le coup de fric et que tu savais que j'avais pas d'éditeur.
Unlike · Reply · Message · 1 · November 4 at 8:54pm · Edited
Stephan Hoebeeck
Stephan Hoebeeck Pour terminer, je voudrai encore dire que les Juifs et les Israéliens ne sont pas responsables des enfants tués à Gaza, ce sont les chiens du hamas qui se servent d'enfants comme de boucliers humains... Si Israël devait déchaîner sa puissance sur Gaza, Gaza serait rasée... 
Rappelons les chiffres, pour 700 crapules du hamas tuées, 1400 civils sont malheureusement tués... si ces pourritures de terroristes ne s'entouraient pas d'enfants et de civils, le nombre de civils tués se réduirait à 0... Et l'État d'Israël met tout en œuvre afin de cibler au mieux les terroristes et de limiter toute perte civile... 

Aucun État au monde ne peux accepter qu'on tire de missiles sur sa population civile, et rester sans réagir...

Au sortir de la shoah, il était prévu que la Palestine serait partagée en deux pays distincts, les Arabes n'ont pas voulu partager, et ils ont perdu... au lieu de faire la paix, ils ont cultivé la haine, et ils continuent de perdre... 
Alors que le monde arabe a des ressources gigantesques, il ne se développe pas et Israël qui n'a comme seule ressource que l'intelligence de ses habitants est à la pointe des technologies...

עם ישראל חי
Like · Reply · Message · October 29 at 3:41am · Edited
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Stephan Hoebeeck
Stephan Hoebeeck À titre personnel quand j'ai accepté de travailler sur Crowley, je lui avait posé deux conditions: savoir que Crowley n'était ni antisémite ni pédophile: ce qu'il m'a garanti (et pour l'antisémitisme, cela semble plus ou moins exact)... pour la pédophilie beaucoup moins... Philippe Pissier sait parfaitement que je ne souhaite plus être associé avec Crowley pour cette raison... Pour ceux qui ont des doutes qu'ils demandent à Philippe Pissier le passage répugnant en latin contenu dans l'œuvre de Paris... (Je n'ai malheureusement découvert ce passage qu'en 2014, quand Pissier a bien été obligé de reconnaître son existence) 

La philosophie de Crowley ne mène à rien, c'est du sous-GD... Quant à Liber Legis, je l'ai lu plusieurs fois, et ma conclusion est simple il n'y a rien de valide... Un tel texte mène juste à l'absence d'éthique... 

Philippe Pissier prétend qu'il est hostile aux pédophiles, qu'il le prouve en rejetant Crowley...

Adios Crowley, adios Pissier...
Like · Reply · Message · October 29 at 2:59am · Edited
Arno Guyader
Arno Guyader Ha ha! Plutot cool le boulot d'éditeur! Tu publie un truc et si tu te plantes tu mets tout sur le dos du traducteur afin d'éviter de le payer!
Anja Bajuk
Anja Bajuk "Il a cru que Crowley le rendrait richissime, mais la publication est échec...".... Euh, oui, mais il ne reste que 130 exemplaires sur le tirage original de 1100 (1100 à tes dires, bien sûr, "l'achevé d'imprimer" n'étant pas obligatoire en Belgique).
Stephan Hoebeeck
Stephan Hoebeeck Je tiens à préciser que Philippe Pissier n'a jamais travaillé pour moi. Il a conclu un contrat avec la société Esh-Éditions qui va être mise en faillite... 
La société ESH-Éditions le remercie de la vitesse à laquelle il a communiqué Magick (quasi fini
 au début 2008, terminé en 2013... 5 ans de retard)...
La société ESH-Éditions le remercie aussi de lui avoir présenté Meleph Ashagar, un brillant auteur d'un livre sur le taoïsme, et d'autres choses encore, QUI EN RÉALITÉ N'ÉTAIENT QUE DES PLAGIATS QUI ONT ACHEVÉ DE COULER CETTE PETITE SOCIÉTÉ...
Je suis personnellement intervenu pour tenter de trouver depuis deux ans une solution à l'amiable... et cela ne fut pas possible... (courrier sans réponse ou avec des mois de retard, conditions impossibles, etc.)
Monsieur Philippe Pissier devait aussi communiquer une nouvelle version de Dogme et rituel de la GD... il manquait 5 pages, on avait discuté d'ajouter un article afin de ne pas laisser des pages blanches... on était à un mois de la livraison à l'imprimeur, cette traduction ne nous est jamais parvenue... il n'avait pas le temps... 1 mois pour traduire 5 pages, cela semble suffisant... Moralité: titre annulé, perte financière, perte de temps, perte...
Like · Reply · Message · October 29 at 2:45am · Edited
Stephan Hoebeeck
Stephan Hoebeeck Il a cru que Crowley le rendrait richissime, mais la publication est échec... ses livres sont trop complexes, et la matière la plus simple est disponible partout... Aux USA, Crowley marche bien dans le cadre de la réaction antireligieuse, mais les Américains sont très religieux, les français pas... autrement dit Crowley on regarde et on passe son chemin... 
Les rares lires de Crowley qui marchent bien, ce sont ses livres sur le tarot et la drogue...
Like · Reply · Message · October 29 at 3:08am

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12 février 2013

IN MEMORIAM CLAUDE COVASSI

Le Guillaume Tell du XXI° siècle est mort
Un petit hommage à Claude Covassi

Covassi1

Fais ce que tu voudras sera toute la loi

Philippe m'a appris la mort de notre ami Claude Covassi, une mort "probablement accidentelle" selon la police qui a découvert Claude samedi matin dans son lit (http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/10278368). Hier soir, dimanche, sa mère n'avait toujours pas plus de précisions. Pas marrant comme mort…

Claude a été le héros national suisse du XXI° siècle et le bouc émissaire de sa mauvaise conscience. Sans son sacrifice, le mot est particulièrement juste depuis vendredi soir, la Suisse serait coupable d'une compromission criminelle, et aurait probablement perdu son indépendance.
En effet, si Claude n'avait pas empêché le torpillage du Centre Islamique de Genève (pour ceux qui ne la connaissent pas, l'histoire est décrite ici : http://www.voltairenet.org/article177453.html), les terroristes d'Emmanuel Goldstein (lisez Ben Laden pour son dernier avatar) qui seraient miraculeusement apparus à la suite du scandale (scandale du genre "Hani Ramadan préparait des attentats") auraient su convaincre la confédération, l'un des derniers états démocratiques qui existent encore, de rejoindre sans tarder l'Europe, et l'Otan, et la lutte contre le terrorisme et les forces du mal…
Mais Claude détestait l'injustice, au point que toute sa vie a été consacrée à la lutte contre l'injustice…
Lorsque la Suisse reconnaîtra à quel point Claude l'a sauvée de l'ignoble conspiration, elle en fera un héros de la stature de Guilllaume Tell. Mais on en n'est pas encore là…

Covassi2

Nous (Philippe Pissier et moi-même) avons connu Claude autour de Crowley. C'est Claude qui m'a donné les contacts de l'OTO suisse, et c'est lui qui a proposé les statuts des « Gouttelettes de Rosée » (l'association Suisse pour nos éditions). Il nous a été précieux, et toujours très agréable.
À l'époque (en 1997), Claude venait, comme à l'habitude, de se faire battre aux élections du grand conseil de Genève, et venait d'être embauché par le nouvel élu qui appréciait sa valeur malgré quelques différends idéologiques. En fait, il s'est fait viré peu après pour avoir trafiqué des autorisations de séjours permettant à des étudiants étrangers d'échapper à l'esclavage de leur pays d'origine (je vous passe les détails sordides, mais il suffit d'avoir un dégoût profond de l'injustice et de la méchanceté pour risquer sa carrière pour ça).
Mais le travail le plus connu de Claude, là où il s'est sacrifié, c'est indéniablement l'histoire d'espionnage du Centre Islamique de Genève. Dans cette affaire, il a sauvé, non seulement le CIG et Hani Ramadan, mais aussi l'honneur de la Suisse, et probablement même, son indépendance. C'est une sale histoire.
L'histoire et la vie de Claude se trouve mieux détaillées sur le site mecanopolis (http://www.mecanopolis.org/) qu'il avait créé.

Covassi3

Pour nous, au sein de l'Église Gnostique, on considère que la fête de St. Claude Covassi, martyr, se fête le 8 février, c'est une fête pour tous ceux qui luttent contre l'injustice.

Nos plus chaleureuses pensées de soutien à sa famille et ses proches.

L'amour est la loi, l'amour sous la volonté

Matthieu Léon, le 11 février 2013.

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17 octobre 2011

Maître Baduel, 20 septembre 2011.

Jean-Paul BADUEL         

Avocat à la Cour             

D.E.A Relations Internationales       

Member of the Chartered Institute of Arbitrators

Mail : jean.paul.baduel@gmail.com 

 

22 rue de Savoie

75006 PARIS

 

Tél: 01 46 34 14 66

Fax: 01 43 29 77 03

 

Monsieur Philippe PISSIER      

Le Viguié Divillac              

46170 CASTELNAU-MONTRATIER

 

Mardi 20 septembre 2011

       

N/REF : JPB/JG                                

AFFAIRE : PISSIER Philippe/TEULIER-BORIE-LAZERGES

 

Cher Monsieur,

 

Je reviens vers vous dans ce dossier.

 

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint copie du jugement rendu par le Tribunal Correctionnel de Cahors en date du 07/07/2011.

 

Vous souhaitant bonne réception,

 

Je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs et les plus dévoués.

 

 

Jean-Paul BADUEL

 

 

***

 

 

EXTRAIT DES MINUTES DU GREFFE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE CAHORS

 

 

Cour d’Appel d’Agen

 

Tribunal de Grande Instance de Cahors

 

Jugement du Tribunal Correctionnel 07/07/2011

 

N° minute 414/2011

 

N° parquet 10347000009

 

Plaidé le 26/05/2011

 

Délibéré le 07/07/2011

 

 

JUGEMENT CORRECTIONNEL

 

 

A l’audience publique du Tribunal Correctionnel de Cahors le VINGT-SIX MAI DEUX MILLE ONZE.

 

Composé de :

Monsieur Accomando Gilles, président,

Madame Geffroy Marina, assesseur,

Monsieur Guilhem Alphonse, assesseur.

 

assistés de Madame Leray Brigitte, greffière,

 

en présence de Madame Gamain Tiffany, substitut,

 

a été appelée l’affaire

 

ENTRE :

 

PARTIE CIVILE :

 

Monsieur PISSIER Philippe, demeurant 5 rue Clémenceau, 46170 CASTELNAU-MONTRATIER, partie civile poursuivante, comparant, assisté de Maître BADUEL Jean-Paul, avocat au barreau de Paris ;

 

Monsieur le PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE, près ce tribunal, partie jointe

 

ET

 

Prévenu

Nom : TEULIER Jacques

né le 29 septembre 1958 à VIDAILLAC (Lot)

Nationalité : française

Situation familiale : marié

Situation professionnelle : directeur adjoint CENTRE DE TRI POSTAL

demeurant : 46090 FLAUJAC POUJOLS

Situation pénale : libre

comparant, assisté de Maître GIL, avocat au barreau d’ALBI ;

 

Prévenu du chef de :

ATTEINTE AU SECRET OU SUPPRESSION DE CORRESPONDANCES PAR DEPOSITAIRE DE  L’AUTORITE PUBLIQUE, faits commis depuis le  4 juin  2008 et jusqu’au 25 juin 2009 à  CAHORS.

 

Prévenu :

Nom : BORIE Pascal

né le 17 avril 1960 à VILLENEUVE-SUR-LOT (Lot-Et-Garonne)

Nationalité : française

Situation familiale : marié

Situation professionnelle : Directeur du centre de tri postal

demeurant : 739 B Avenue de Stalingrad 47000 AGEN

Situation pénale : libre

comparant, assisté de Maître GIL, avocat au barreau d’ALBI ;

 

Prévenu des chefs de :

ATTEINTE AU SECRET OU SUPPRESSION DE CORRESPONDANCES PAR DEPOSITAIRE DE  L’AUTORITE PUBLIQUE, faits commis depuis le  4 juin  2008 et jusqu’au 25 juin 2009 à  CAHORS

DENONCIATION CALOMNIEUSE, faits commis du 26 mai 2008 au 29 mai 2008 à CAHORS

 

Prévenu :

Nom : LAZERGES Jean-Marc

né le  24 avril 1958 à SAVERDUN (Ariège)

Nationalité : française

Situation familiale : marié

Situation professionnelle   : Lieutenant de gendarmerie

demeurant : Groupement de  Gendarmerie 65000 TARBES

Situation pénale : libre

comparant, assisté de Maître  BELOU Laurent, avocat au barreau du Lot,

 

Prévenu du chef de :

ATTEINTE AU SECRET OU SUPPRESSION DE CORRESPONDANCES PAR DEPOSITAIRE DE  L’AUTORITE PUBLIQUE, faits commis depuis le  4 juin  2008 et jusqu’au 14 mai 2009 à CAHORS

 

DEBATS

 

A l’appel de la cause, le président a constaté la présence et l’identité de TEULIER Jacques, BORIE Pascal et LAZERGES Jean-Marc, et a donné connaissance de l’acte qui a saisi le tribunal,

 

Le président a instruit l’affaire, interrogé les prévenus présents  sur les faits et reçu leurs déclarations.

 

Maître BADUEL, conseil de PISSIER Philippe, a été entendu en sa plaidoirie ;

 

Le ministère public  a été entendu en ses réquisitions.

 

Maître GIL, conseil de BORIE Pascal et TEULIER Jacques, a été entendu en sa plaidoirie.

 

Maître BELOU Laurent, conseil de LAZERGES Jean-Marc a été entendu en sa plaidoirie.

 

Les prévenus ont eu la parole en dernier.

 

Le greffier a tenu note du déroulement des débats.

 

Puis, à l’issue des débats, le président  a informé les parties présentes  ou régulièrement représentées que le jugement serait prononcé le 7 juillet 2011 à 14 heures.

 

A cette date, le jugement a été rendu  publiquement par le tribunal.

 

Composé de :

Monsieur Accomando Gilles, président,

Madame Geffroy Marina, assesseur,

Monsieur  Behmoiras François, assesseur,

Assistés de Madame Leray Brigitte, greffière, et en présence du ministère public, en vertu des dispositions de la loi  du 30 décembre 1985, la décision ayant été prononcée par  Monsieur  Accomando Gilles, Président.

 

Le tribunal a délibéré et statué conformément  à la loi en ces termes :

 

Les prévenus ont été cités par  PISSIER Philippe, partie civile.

 

TEULIER Jacques a comparu à l’audience assisté de son conseil ; il y a lieu de  statuer contradictoirement à son égard.

 

Il est prévenu d’avoir à CAHORS, le 4 juin  2008, détourné quatre cartes postales en les portant dans les locaux de la brigade des recherches  de la gendarmerie de Cahors, faits prévus  par ART. 432-9 AL. 1 C. PENAL, et réprimés par 432-9 AL. 1, ART. 432-17 C. PENAL.

 

BORIE  Pascal a comparu à l’audience assisté de son conseil ; il y a lieu de  statuer contradictoirement à son égard.

 

Il est prévenu :

 

d’avoir à CAHORS, le 4 juin  2008, détourné quatre cartes postales en les portant dans les locaux de la brigade des recherches  de la gendarmerie de Cahors, faits prévus  par ART. 432-9 AL. 1 C. PENAL, et réprimés par 432-9 AL. 1, ART. 432-17 C. PENAL.

 

d’avoir à CAHORS, du 26 mai 2008 au 29 mai 2008, en tout cas sur le territoire national et depuis temps  non couvert par la prescription, dénoncé  un fait de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires, en l’espèce en indiquant que 4 cartes postales à caractère pornographique étaient susceptibles d’être vues par des mineurs, alors qu’il savait que l’embauche d’étudiants ne commençait que  le 30 juin 2008, contre Monsieur PISSIER Philippe, en sachant que ce fait était totalement ou partiellement inexact.

 

Faits prévus par ART. 226-10 AL. 1 C. PENAL et réprimés par ART. 226-10 AL. 1, ART. 226-31 C. PENAL.

 

LAZERGES Jean-Marc a comparu à l’audience assisté de son conseil ; il y a lieu de statuer contradictoirement à son égard.

 

Il est prévenu d’avoir à CAHORS, depuis le 4 juin 2008 et jusqu’au 14 mai 2009, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non prescrit, commis le recel de détournement d’envoi postal et de données à caractère personnel  sans le consentement exprès de l’intéressé.

Faits prévus par ART. 432-9 AL. 1. C. PENAL et réprimés par ART. 432-9 AL. 1, ART. 432-17 C. PENAL.

 

SUR L’ACTION PUBLIQUE :

 

Philippe PISSIER, poursuivi devant les juridictions répressives pour des faits de diffusion de message violent ou contraire  à la dignité  accessible à un mineur, atteinte à l’intimité de la vie privée  par fixation ou transmission  de l’image d’une personne et détention  sans  autorisation d’arme  ou de munition de première ou quatrième catégorie, a été  relaxé. L’arrêt de la cour d’appel d’Agen du 18 mars 2010 comporte un exposé des faits auquel il est fait renvoi.

 

Sur le délit prévu et réprimé par l’article  432-9 du code pénal reproché à Jacques TEULIER et  Pascal BORIE

 

Philippe PISSIER considère que Jacques TEULIER, directeur adjoint du centre de tri de Cahors, a commis le délit d’atteinte au secret des correspondances :

- d’une  part en procédant à l’’analyse des quatre cartes postales

- d’autre part en  acceptant la remise de ces documents par le  préposé qui  avait la  charge de l’oblitérer

- enfin en portant  ces quatre cartes postales le  4 juin 2008 à la brigade des recherches  de Cahors.

 

Philippe PISSIER  considère que Pascal  BORIE, directeur du  centre de tri,  a commis le délit d’atteinte au secret des correspondances en se présentant à la convocation du 8  octobre 2008 dans les  locaux de la brigade de recherches et en décidant de solliciter les services de  gendarmerie.

 

Jacques TEULIER  et Pascal BORIE estiment  que les cartes postales n’ont pas été  détournées mais remises à la gendarmerie pour les besoins d’une enquête. Ils soutiennent que le secret des correspondances ne peut protéger une carte  postale circulant à découvert.

 

Jacques TEULIER et Pascal BORIE considère qu’ils ont respecté leurs obligations de porter à la connaissance du ministère public tout fait susceptible de constituer un crime ou un délit.

 

Le tribunal constate  qu’en l’absence de caractérisation de l’élément moral ou intentionnel pour les faits de violation du secret  dfes correspondances ou  leur détournement, Jacques TEULIER et Pascal BORIE doivent être relaxés.

 

Sur le délit de dénonciation mensongère reproché à Pascal BORIE :

 

Philippe PISSIER estime que Pascal BORIE a commis  une dénonciation mensongère en  octobre 2008 en indiquant que les quatre cartes postales étaient susceptibles d’être vues par des mineurs alors qu’aucun mineur n’était employé au centre de tri à cette date.

 

Le tribunal relève que dans sa déclaration Pascal BORIE mentionne la présence possible de mineurs en stage découverte des entreprises et  qu’il indique bien que les emplois mineurs interviennent à compter du 30  juin jusqu’au 30 août. Les déclarations de Pascal BORIE ne peuvent être considérées comme mensongères au sens de l’article 434-26  du code pénal. Pascal BORIE sera relaxé de ce chef de prévention.

 

Sur le délit de recel de détournement d’envoi postal  reproché à Jean-Marc LAZERGES :

 

Philippe PISSIER expose que Jean-Marc LAZERGES a saisi et retenu les documents postaux détournés  par Jacques TEULIER et ainsi commis le délit de recel de détournement d’envoi postal.

 

Le tribunal a considéré que Jacques TEULIER n’avait pas commis d’infraction de détournement d’envoi postal. En l’absence d’infraction  principale, le recel ne peut  être établi. Jean-Marc LAZERGES sera relaxé de ce chef de poursuites.

 

Sur le délit de recel de données à caractère personnel reproché à Jean-Marc LAZERGES :

 

Philippe PISSIER estime que Jean-Marc LAZERGES a procédé à des actes d’investigations violant le secret des correspondances  en transcrivant  dans un CD ROM saisi  et placé sous scellé l’ensemble des  messages adressés par ses correspondants.

 

Le tribunal constate que Jean-Marc  LAZERGES est  intervenu dans le cadre d’une enquête pénale  effectuée selon les règles légales et que les  documents ont été placés sous  scellés. Ces faits ne sauraient constituer une infraction pénale en l’absence de caractérisation d’un  détournement manifeste de procédure. Jean-Marc LAZERGES sera relaxé pour  ces faits.

 

SUR L’ACTION CIVILE

 

Sur la demande de réparation  du préjudice résultant de la détention illégale de quatre cartes postales, d’un  ordinateur, d’un fusil de  calibre 12 mécanisme à pompe et des munitions afférentes ainsi que de 18 cartes postales préparées mais non  expédiées par Philippe PISSIER.

 

Philippe PISSIER demande la condamnation  solidaire des trois personnes poursuivies  à lui verser la somme de 7400 euros en réparation du préjudice subi.

 

En l’absence de déclaration  de culpabilité à l’encontre de Pascal BORIE, Jacques TEULIER et Jean-Marc LAZERGES, le tribunal rejette les demandes présentées par Philippe  PISSIER.

 

Sur la demande présentée par Philippe  PISSIER de condamnation de Jean-Marc LAZERGES à verser la somme de 5000 euros  résultant de l’abus  de pouvoir et de 5000 euros résultant  du recel de  correspondances informatiques.

 

Jean-Marc  LAZERGES a été relaxé pour les faits de recel de correspondances informatiques, la demande de réparation à ce titre est donc sans fondement juridique.

 

Les faits énoncés sous la dénomination d’abus de pouvoir n’ont pas été qualifiés pénalement par la partie poursuivante. En conséquence une demande de réparation n’est pas recevable dans le cadre de cette action devant le tribunal correctionnel.

 

Sur la demande présentée par Philippe PISSIER de condamnation  de  Jean-Marc LAZERGES, Pascal BORIE et Jacques  TEULIER à lui verser 6000 euros au titre  de la réparation du recel de données informatiques.

 

Jean-Marc LAZERGES, seule personne poursuivie pour ces faits, a été relaxé. La demande de Philippe PISSIER est donc irrecevable.

 

Sur  les demandes présentées par Jacques TEULIER et Pascal BORIE de condamnation de Philippe PISSIER à leur verser la somme de 4000 euros  à titre de dommages et intérêts.

 

Pascal BORIE et Jacques TEULIER avancent que la citation directe notifiée par Philippe PISSIER est hasardeuse, qu’elle a constitué un support de communication et  le Tribunal considère qu’en l’espèce il n’y a pas abus de constitution de partie civile de  Philippe PISSIER. Il apparaît que ce dernier a été relaxé, à l’issue d’une procédure lourde au regard des enjeux, des faits dont il était poursuivi. Il a ensuite engagé cette procédure en croyant que des fautes pénales avaient été commises par des personnes intervenues dans la précédente procédure.

 

Sur la demande présentée par Jean-Marc LAZERGES de condamnation de Philipe PISSIER à lui verser 10000 euros à titre de dommages et  intérêts.

 

Jean-Marc LAZERGES considère que la citation  directe a été réalisée de mauvaise foi et de façon téméraire. Il relève que cette citation a été publiée sur internet ainsi qu’un  courrier établi par l’avocat de Philippe PISSIER et transmis au directeur général  de la gendarmerie. Jean-Marc LAZERGES considère qu’il a subi un préjudice d’un point de vue de sa réputation mais aussi psychologique.

 

Le tribunal considère qu’en l’espèce il n’y a pas abus de constitution de  partie civile de Philippe PISSIER. Il apparaît que ce dernier a été relaxé, à l’issue d’une procédure lourde au regard des enjeux, des faits dont il était poursuivi. Il a ensuite engagé cette procédure en croyant que des fautes pénales avaient été commises par des personnes intervenues dans la précédente procédure. La publication sur internet d’une correspondance d’un avocat constitue des faits distincts dont le tribunal n’est pas saisi et qui ne peut donner lieu à réparation dans le cadre de la présente procédure.

 

PAR CES MOTIFS

 

Le tribunal, statuant publiquement, en premier ressort et contradictoirement à l’égard de TEULIER Jacques, BORIE Pascal, LAZERGES Jean-Marc et PISSIER Philippe.

 

SUR L’ACTION PUBLIQUE :

 

Relaxe TEULIER Jacques, BORIE Pascal et LAZERGES Jean-Marc des fins de la poursuite, sans frais ni dépens.

 

SUR L’ACTION CIVILE :

 

Déclare la constitution de partie civile de Philippe  PISSIER  irrecevable, du fait des relaxes.

 

Déboute TEULIER Jacques, BORIE Pascal et LAZERGES Jean-Marc de leurs demandes.

 

Ordonne la restitution de la consignation versée par Philippe PISSIER.

 

Le présent jugement ayant été signé par le président et la greffière.

 

18 juin 2011

Collage, 2000 E.V.

Pissier_28

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01 juin 2011

L'affaire des cartes postales de seins, la suite

31/05/2011

28 mai 2011

"La Dépêche du Lot", 27 mai 2011 E.V.

Publié le 27/05/2011 03:52 | Marielle Merly

Les cartes postales font encore débat

tribunal

Me Laurent Belou, avocat du capitaine de gendarmerie chargé de l'enquête : « J'ai reçu un homme déstabilisé. Il ne comprenait pas ce qu'on lui reprochait. »/Photo DDM, archives
Me Laurent Belou, avocat du capitaine de gendarmerie chargé de l'enquête : « J'ai reçu un homme déstabilisé. Il ne comprenait pas ce qu'on lui reprochait. »/Photo DDM, archives
Me Laurent Belou, avocat du capitaine de gendarmerie chargé de l'enquête : « J'ai reçu un homme déstabilisé. Il ne comprenait pas ce qu'on lui reprochait. »/Photo DDM, archives

Dossier ubuesque hier, à la barre du tribunal correctionnel où trois personnes comparaissaient pour recel et suppression de correspondance par dépositaire de l'autorité publique. Le plaignant avait écopé d'une peine avec sursis pour l'envoi de 4 cartes postales osées, avant d'être relaxé en appel.

La partie civile était représentée par un ténor du barreau parisien, Me Jean-Paul Baduel, hier au tribunal. Son client Philippe Pissier, plasticien établi à Castelnau-Montratier, avait défrayé la chronique en mai 2009 ; il y comparaissait alors pour avoir envoyé quatre cartes postales montrant des photos de Castelnau agrémentées d'un montage. En l'occurrence une poitrine féminine dénudée et des pinces à linge pinçant les tétons. Au moment du procès, pour le procureur Éric Seguin, l'infraction d'atteinte à la dignité était constituée. Dans son réquisitoire, il avait demandé deux mois avec sursis.

Saisi par une citation directe, le tribunal a appelé, hier à la barre, les deux responsables de la Poste ainsi que le capitaine de gendarmerie, alors en charge de l'enquête. Il leur est reproché un délit de dénonciation mensongère, et recel de détournement de correspondance.

« Une employée choquée »

« Dans ce dossier, je demande au tribunal de statuer sur l'abus de pouvoir. Ce n'est pas un trafic de stupéfiants, c'est une vision esthétique des choses, avance Me Jean-Paul Baduel. La cour d'appel d'Agen a estimé qu'il n'y avait aucun caractère pornographique et a relaxé mon client. Suite aux cartes postales données physiquement par un postier à la gendarmerie, on a fait des perquisitions chez mon client. On lui a pris son ordinateur pour voir s'il n'y avait pas un site à caractère pornographique. L'expertise a conduit à la transformation sur CD-Rom de la mémoire de l'ordinateur. Elle a été placée sous scellé et toujours pas rendue. »

« Je ne suis pas à l'origine des poursuites, observe Thiffany Gamain, substitut au procureur. J'ai cru entendre que l'on replaidait la culpabilité ou non de M. Pissier. Il est innocent des faits pour lesquels il était poursuivi. Pour autant, est-ce que ça rend illégitime les enquêtes qui ont été diligentées. Faut-il mettre en cause la qualité du travail qui a été faite par les enquêteurs ? Sur le recel reproché au capitaine de gendarmerie, on est dans une situation extravagante : comment pouvait-il savoir que les cartes provenaient d'une infraction ? Je demande la relaxe. »

« Une employée a été choquée par ces cartes postales, rappelle un des responsables de la Poste. J'ai indiqué à la gendarmerie qu'il y avait à Cahors, des cartes postales particulières. Elles portaient atteinte à l'image de la femme. »

« Pour se faire reconnaître artiste, il y a le talent et il y a l'esclandre. Mon client a œuvré pendant des années au centre de recherche de Cahors, plaide Me Laurent Belou, avocat du capitaine de gendarmerie. Il n'apprécie pas qu'à cause d'une carte postale, Cahors soit connu dans le monde entier. M. Pissier est en train de mettre en place, par son raisonnement, un raisonnement totalitaire. M. Pissier doit faire la distinction entre le débat judiciaire loyal et la calomnie. Je trouve inacceptable qu'on puisse mettre sur le net une lettre qui traîne mon client dans la boue. Là on devient une société totalitaire. »

Le jugement a été mis en délibéré au 7 juillet.

 
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RÉACTIONS DES LECTEURS
Précisions (par Phil P. - 27/05/2011 22:29)

Je tiens à préciser que :
A, ligne 3, ce n'est pas :
"recel et suppression de correspondance " mais "détournement de correspondances et recel de correspondances détournées"
B, paragraphe 2 , on lit : "l'infraction d'atteinte à la dignité était constituée". J'étais inculpé via l'Article 227-24 du Nouveau Code Pénal, ce n'est pas tout à fait "la même chose".
C, paragraphe 4 : on lit "On lui a pris son ordinateur pour voir s'il n'y avait pas un site à caractère pornographique". La réalité plus crue : l'on a fouillé mon ordinateur dans l'espoir d'y trouver des éléments pédopornographiques, et d'ainsi pouvoir consolider un dossier à la fois vide et burlesque.
D,paragraphe 5 : "Sur le recel reproché au capitaine de gendarmerie, on est dans une situation extravagante : comment pouvait-il savoir que les cartes provenaient d'une infraction ? Je demande la relaxe." Comment pouvait-il le savoir, en effet ? si ce n'est en lisant le Code Pénal (et son article 432-09),puisque, paraît-il, "nul n'est censé ignorer la loi", et encore moins ceux chargés de la faire respecter.
E, "Elles portaient atteinte à l'image de la femme." C'est quoi déjà, le chiffre d'affaires de La Poste, relatif à l'acheminement de brochures pornographiques sous pli discret ?
F, "Pour se faire reconnaître artiste, il y a le talent et il y a l'esclandre." Mon brave, j'ai des oeuvres dans des musées au Luxembourg, en Russie, en Grande-Bretagne...
G, "Il n'apprécie pas qu'à cause d'une carte postale, Cahors soit connu dans le monde entier". Bah, je crois qu'il a pas terminé de pleurer.
H, "M. Pissier est en train de mettre en place, par son raisonnement, un raisonnement totalitaire". Moi aussi j'ai entendu dire qu'Anne Frank voulait préfacer "Mein Kampf".
I, "Je trouve inacceptable qu'on puisse mettre sur le net une lettre qui traîne mon client dans la boue." Non, il s'agissait de rappels de faits à l'intention de son supérieur hiérarchique.
Bonjour chez vous !
Philippe Pissier

 

http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/27/1091745-les-cartes-postales-font-encore-debat.html

12 mai 2011

AFFAIRE PISSIER : CONCLUSION LE 26 MAI ?

 

 

Je me dois donc de résumer cette affaire qui démarra au début du mois de juillet 2008, laquelle affaire eut les honneurs de la presse jusqu’au Mexique et en Corée du Sud. Pour des raisons de place, je n’énumérerai pas tous les détails ubuesques et kafkaïens de l’histoire : les esprits curieux pourront avec profit consulter la rubrique « Article 227-24 & Montage Policier » de mon blog d’archives : http://pissierarchives.canalblog.com/

 

En raison de quatre cartes postales érotiques (des seins ornés de pinces à linge) expédiées pour les besoins d’une exposition de mail-art (ou art postal, voyez ce terme sur Wikipédia) en Allemagne, je me retrouve convoqué en mon village par la Brigade de Recherches de la Gendarmerie de Cahors (qui ne prendra évidemment pas la peine de se présenter). J’y apprends avoir violé le fameux et fumeux article 227-24 du Nouveau Code Pénal, l’un des cinq articles dont la LDH désire l’abrogation, lequel stipule qu’il est puni de 3 ans fermes et de 75.000 euros d’amende le fait de « diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter atteinte à la dignité humaine, susceptible d'être vu ou perçu par un mineur ». Le mot « susceptible » a son importance, il permet au droit de flirter avec le virtuel, quand ce n’est pas avec l’imaginaire le plus délirant.

 

Dans le cadre de cette audition, je fais l’objet d’un chantage “garde à vue contre autorisation de perquisition“ de la part des individus qui m’auditionnent (en outre, perquisition pour rechercher quoi ? des pinces à linge ?). Je rappelle que cela se passait dix jours avant l’inauguration d’une exposition internationale prévue depuis neuf mois. J’étais épuisé, et la perspective d’une garde à vue “renouvelable à discrétion“, telle qu’on me l’a dépeinte, ne m’a guère enchanté. C’est pourquoi j’ai choisi de me débarrasser de ces braves gens au plus vite.

 

Je fus jugé à Cahors le 14 mai 2009. Mon avocat, Maître Jean-Paul Baduel insista pour l’annulation de toute la procédure, pour l’excellente raison qu’on ne peut fonder une procédure sur un délit. Lequel délit est bien évidemment celui visé par l’article 432-09 du Nouveau Code Pénal, à savoir le détournement de mes correspondances par Jacques Teulier, directeur adjoint du centre de tri postal de Cahors. Délit qui sera également revendiqué, en sa déposition, par Pascal Borie, directeur du susdit centre. Délit que ces singuliers personnages prétendent en outre justifier au nom d’articles législatifs ou réglementaires… qui n’existent pas. Ils ont donc à la fois violé leur serment d’agent postal, violé l’article 432-09 du Code Pénal, et en outre fait de fausses déclarations à la justice afin de nuire à un innocent – ce qui ne semble pas témoigner d’une grande moralité.

 

Le 25 juin suivant, j’apprenais être relaxé pour ce fameux article 227-24 (qui fait décidément couler beaucoup d’encre ces derniers temps). J’ai, pour ma part, porté plainte contre Jacques Teulier pour détournement de correspondance, contre Pascal Borie pour détournement de correspondance et dénonciation mensongère, et contre le lieutenant Jean-Marc Lazerges pour recel de correspondance détournée. La dernière fois qu’une affaire de cette nature s’est produite dans le monde du “mail-art“, c’était en 1980. Elle concernait le courrier d’un certain Jürgen Gottschalk. Cela se passait en Allemagne de l’Est.

 

Depuis la date de ma perquisition, je n’ai toujours pas récupéré mon ordinateur dont on m’a privé (histoire de le fouiller pour y trouver de la pédophilie, tant qu’on y est). Des lettres de mon avocat me sont parvenues ouvertes puis rescotchées.

 

Messieurs Lazerges, Teulier et Borie s’expliqueront (s’ils viennent) au Tribunal Correctionnel de Cahors le jeudi 26 mai prochain à 14 heures. Venez donc. Il faut voir Maître Baduel plaider une fois dans sa vie.

 

Je finis en précisant que je ne souhaite à personne d’être pris dans le “vortex“ d’un dossier aussi rocambolesque – et monté, cela va de soi, avec les sous du contribuable.

 

Philippe Pissier