15 octobre 2009
La société de consommation vue par le brésilien Dalcio Machado...
http://www.irancartoon.com/2005/winners/index8f.htm
La Biélorussie, le plaisir de la découverte...
Souvent décriée comme étant la dernière dictature d’Europe par un remarquable procédé marketing concocté d’outre-atlantique et repris sans ciller par les instances Européennes, la Biélorussie est au contraire une terre verte et riante à la population paisible. L’on s’imagine à tort entrer dans un pays musée du soviétisme et l’on en ressort charmé à la fois par l’image d’un pays fort bien entretenu conciliant l’héritage du passé comme les promesses de l’avenir le tout au sein d’une population au contact chaleureux. Bienvenue dans un pays maltraité par les médias occidentaux mais regorgeant de richesses insoupçonnées.

La Biélorussie, pays des Russes blancs
Indépendante depuis le 25 août 1991 à la suite de l’effondrement de l’Union Soviétique, la Biélorussie a tenté à l’instar d’autres anciennes républiques de cet ensemble de trouver sa voie propre. Et partant de là, revisita son Histoire pour en tirer les figures et évènements historiques les plus marquants.
En premier lieu, le terme de Biélorussie, ou Russie Blanche, ne doit aucunement prêter à confusion : la pigmentation de cette population d’origine slave n’est guère moins prononcée sur cette terre qu’en d’autres pays limitrophes, le terme de blanche signifiant en réalité libre.
De quelle liberté s’agit-il ? Tout simplement de celle qui lui valut d’échapper aux dures conditions du joug tataro-mongol des principautés Russes ayant succombé à l’invasion de Batu Khan, le petit-fils de Genghis Khan, entre 1237 et 1241 [1].
Cette mise à l’écart des tourments de l’administration et répression Mongoles n’allait toutefois pas l’empêcher de passer sous l’emprise d’une puissance régionale en plein essor sous le grand Duc Mindaugas : la Lituanie. Destin qu’elle partagera jusqu’en 1773, date du premier partage du grand ensemble Polono-Lituanien (ou Rzeczpospolita) [2]. Dès lors, son existence fut placée sous la férule des Tsars successifs puis sous la botte Soviétique.
Toutes ces présences consécutives laissèrent à la Biélorussie une empreinte des plus singulières, la destinant à faire d’elle un pays au confluent des civilisations de l’Europe Orientale.
Normalisation avec l’Ouest, stabilisation à l’Est : la Biélorussie comme pont géopolitique
Si l’indépendance fut rapidement accompagnée par une attention des plus bienveillantes de la part des pays occidentaux, et notoirement lorsque Stanislaw Chouchkievitch fut élu comme Président, les relations en revanche se dégradèrent rapidement avec l’avènement d’Alexandre Loukachenko. Pourtant ce dernier avait été élu selon un programme très clair et bénéficia du rejet par la majorité de la population d’une "démocratisation" n’ayant apporté que corruption, désordre et paupérisation. Une fois installé à la magistrature suprême, Loukachenko prit les mesures ad hoc pour éviter à son pays le sort de sa voisine Russe, alors mise en coupe réglée par la cohorte d’experts occidentaux et autres oligarques au chevet d’un Eltsine impotent. Si les méthodes politiques du Président peuvent être contestables, son bilan économique et social lui est particulièrement favorable, expliquant une popularité durable.
Ce furent les Etats-Unis qui montrèrent comme souvent la voie aux Européens en stigmatisant cette ancienne république Soviétique de dernière dictature d’Europe par la voix de la pasionaria néo-cons Condoleezza Rice. Très suiveurs comme peu avisés, les hiérarques Européens (fort discrets sur les propres tares de leur régime, moins visibles bien que réelles) pointèrent du doigt la Biélorussie en lui interdisant toute tribune internationale, y compris au Conseil de l’Europe pendant que les Etats-Unis allaient bloquer l’ensemble des comptes de responsables politiques et de firmes Biélorusses. Tout en promulguant en 2004 le fameux Belarus Democracy Act, mesure destinée à prodiguer les moyens matériels et financiers nécessaires à toute organisation politique ou non-gouvernementale opposée au pouvoir en place.
Le résultat d’une telle politique étrangère ? Un resserrement du peuple Biélorusse autour de son responsable (surnommé batska, le chef du clan en langue biélorusse), au point de l’élire à deux nouvelles reprises, faisant de lui le plus ancien Président en poste continu au sein d’un Etat de l’ex-Union Soviétique, non sans provoquer le renforcement des liens entre Minsk et Moscou.
Jusqu’au jour où conscients que ni les pressions ni l’obstruction de toute visibilité du pays sur la scène internationale n’avaient les effets escomptés, les Occidentaux décidèrent de procéder autrement en levant progressivement les barrières [3], non sans une once de cynisme politique en tentant de détacher la Biélorussie de l’orbite de sa voisine Russe. L’on ne peut à ce sujet manquer de saluer tout le formidable talent d’équilibriste de Loukachenko qui sut tenir jusqu’alors son pays en dehors des affres de la libéralisation post-soviétique que connut la Russie tout en évitant son absorption par cette dernière [4], encore que le projet d’union Russie-Biélorussie demeure à l’ordre du jour et devrait déboucher dans un premier temps sur une monnaie unique. Pour l’heure, le pragmatisme est aux commandes et c’est l’union douanière Biélorussie – Russie – Kazakhstan qui est en phase de préparation à l’orée 2010.
La Biélorussie, terre d’humanistes, de poètes et de héros
En raison de son passé tiraillé entre Russie, Pologne et Lituanie, la Biélorussie offre un paysage culturel fort varié en ayant donné naissance à nombre de personnalités ayant marqué leur époque.
Citons par exemple le poète national Polonais Adam Mickewicz (1798 - 1855), né à Novogrudok (Nowogródek en Polonais) : personne ne s’étonnera dès lors qu’une statue orne la grand place de cette localité. Ou encore le héros Tadeusz Kosciuszko (1746 - 1817) natif de Mereczowszczyzna (actuellement Kossava) qui est considéré comme le Lafayette Polonais pour avoir combattu sur les deux continents avec une égale valeur.
Difficile aussi de passer sous silence Marc Chagall (1887 - 1985), l’artiste étant originaire de Vitebsk.
En dehors de ces grandes figures internationales cohabitent d’autres célébrités nationales, à commencer par le grand humaniste Frantsisk Skarina (1490 - 1551) qui fut le premier à traduire la Bible en langue vernaculaire, soit le Biélorusse, grâce à la première imprimerie installée par ses soins dans le pays (à l’époque, le Grand Duché de Lituanie).
Yanka Kupala (1882 - 1942) est un autre de ces remarquables écrivains Biélorusses dont la particularité, outre une prose talentueuse, était de savoir écrire le Polonais comme le Biélorusse.
Et pour finir concernant cette galerie, n’omettons pas l’Alexandre Dumas Biélorusse originaire d’Orsha, à savoir Uladzimir Karatkievitch (1930 - 1984).
Plus récemment, l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Rybak [5], lui aussi d’origine Biélorusse bien que représentant la Norvège, sut charmer l’ensemble des spectateurs mélomanes du dernier Eurovision avec une composition aux sonorités très proches de son pays d’origine, lui permettant de faire exploser les compteurs en établissant un nouveau record de points engrangés.
Biélorussie 2009 : nature, architecture et culture
En cette contrée, le vert des forêts et le bleu des lacs sont des teintes omniprésentes. Quoi de plus naturel lorsque l’on sait que la dernière forêt primitive d’Europe, Belavezhskaya Pushcha, abritant les derniers bisons d’Europe se trouve en Biélorussie et est inscrite par l’UNESCO sur la liste de l’héritage mondial ? S’y ajoutent près de 4 000 lacs, dont le plus grand d’une superficie de 80 km², le lac Narach. Un tiers du pays restant la propriété des espaces sylvestres. Sans oublier bien sûr les fameux marais du Pripiet ou de Pinsk, cet immense espace fangeux est un écosystème à lui tout seul.
Pour les amoureux du gothique flamboyant, le château de Mir (début du XVIème siècle) offre une vision détonante en cette marche Russe, peu coutumière de ce type de construction propre au génie architectural de la fin du Moyen-Âge. Unique en son genre, l’édifice a été en grande partie restaurée et offre aux visiteurs une vision des plus flatteuses à leurs rétines.
Minsk quant à elle dévoile un ensemble urbain typique du style Stalinien (visible en quelques endroits de Moscou) avec des bâtiments aux façades empesées dans un registre néo-classique, le tout bordant de larges avenues. L’appréciation de cette unité architecturale est laissée au goût de chacun. Pour autant, la diversité des tons pastel des bâtiments et la présence de plusieurs espaces verts aménagés et fort sérieusement entretenus au centre ville empêche toute sensation d’étouffement par la grisaille. Il est indispensable de souligner que Minsk est une ville ayant énormément souffert des combats pendant la Seconde Guerre Mondiale puisque près de 90% de ses bâtiments ne furent plus que ruines au sortir de cette épreuve.
Dernier point, signalons l’érection de la bibliothèque nationale (ouverte au public en 2006) comme oeuvre contemporaine destinée non seulement à centraliser toutes les archives ayant trait à la culture Biélorusse, mais aussi à promouvoir les nouvelles technologies en son sein. Mention spéciale à son illumination en pleine nuit, lui donnant l’aspect d’un véritable arbre de noël. Est aussi offerte la possibilité d’observer le panorama de Minsk en se hissant à son sommet moyennant l’acquittement pécuniaire d’un droit d’accès.
Afin de conclure, n’oublions pas non plus ses habitants en saluant leur hospitalité comme leur serviabilité. La rudesse campagnarde elle-même ne se déparant pas d’une volonté de prodiguer l’aide nécessaire au visiteur de passage. De même que leur souci d’embellir le moindre village, où il demeure bien difficile d’y trouver des habitations en délabrement avancé, celles-ci arborant au contraire et le plus souvent d’omniprésentes compositions florales accolées à des extérieurs en bois chamarrés.
Les rues des principales villes du pays étant, elles, irradiées par la grâce féminine, créatures à la coquetterie rarement égalée en Occident dont les sourires charmeurs ne peuvent qu’ébranler le plus endurci des hommes. Les jeunes hommes quant à eux n’hésitant pas à faire acte de cette galanterie désormais désuette en nos contrées car outre les sempiternelles fleurs à destination de l’être adoré, ceux-ci tiennent à sceller leur union sentimentale par des cadenas aux tendres motifs gravés à leur surface pour être apposés sur les ferronneries des ponts et monuments symboliques parsemant la capitale.
Et si vous avez le tact suffisant pour être invité au sein d’une famille Biélorusse, ne manquez pas de goûter leur kvas local, boisson légèrement alcoolisée à base de pain noir fermenté, ainsi que leurs délicieux draniki, beignets de pomme de terre aux oignons.
Trop succinct article me reprocheront d’emblée ceux qui désireraient en connaître davantage, alors je ne peux que dès lors les encourager à le compléter par eux mêmes et découvrir ce faisant les innombrables richesses constellant ce pays qui ne mérite aucunement l’ostracisme dont il est encore victime par les médias. Le courage, l’abnégation et la curiosité seront les meilleurs ingrédients pour se rendre en cette terre qui vous rendra au centuple les efforts consentis préalablement. La Biélorussie vous attend...
Portail officiel de la Biélorussie sur Wikipédia
Site du tourisme officiel en langues Anglaise, Russe et Biélorusse
[1] Date à laquelle les hordes Mongoles infligeront à la chevalerie Polonaise assistée de contingents Germaniques et Francs une cuisante défaite à Legnica avant de défaire les forces Hongroises à la bataille de Mohi. La mort d’Ögödei, le Khan suprême, brisera l’élan de conquête des Mongols vers l’Europe qui reflueront sur la Volga en attendant l’élection d’un nouveau Khan.
[2] Union effective depuis le traité de Lublin en 1569 entre les deux pays.
[3] Le 7 mai 2009, l’Union Européenne a proposé un partenariat oriental à divers pays de l’ex-Union Soviétique, Biélorussie incluse, ce qui fut considéré comme un signal clair de normalisation des relations diplomatiques. Le 29 mai 2009, le Conseil de l’Europe a annoncé pour sa part accorder à la Biélorussie le statut d’invité spécial à l’Assemblée Parlementaire, rompant de la sorte sa politique d’exclusion systématique des officiels Biélorusses.
[4] Des frictions ne purent cependant être évitées, telles une crise du gaz pendant l’hiver 2006 et une crise du lait durant l’été 2009.
[5] Voir à ce sujet son entretien avec le magazine Premiere où le jeune prodige sait rester humble sans se départir d’un certain recul vis à vis de la célèbrité et de l’Eurovision.
Documents joints à cet article

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/la-bielorussie-le-plaisir-de-la-62515
La victoire à l'ombre des ailes...
CROCS EN STOCK
Ça y est, je viens de trouver.
Pour ce qui est du lien que nouait Diana entre Marie (et plus précisément la Vierge Noire de Czestochowa, qu’aucune polonaise ne saurait ignorer) et Babalon, ou Lilith. Entre son héritage spirituel slavo-catholique et sa pratique SM.
Lien qui semble être partagé.
Le moment où l’esclave s’abandonne totalement à son maître, c’est le moment où Marie écrase la tête du serpent.
Le serpent, c’est aimer en posant des conditions.
Le maître, lui, en charge des conditions et restrictions, fatalement abusives, alimente le chemin de croix (il faut avouer que le vœu était joliment formulé).
Ce n’est pas qu’un chemin de croix, c’est aussi une marelle.
Pour Judas l’abject tortionnaire, c’est la marelle de ta chair qui monte aux cieux dans la souffrance rédemptrice.
Rédemptrice de quoi, on verra bien.
Judas prostituant, dégradant & humiliant Marie, je vais encore me faire mal voir.
Quoi ? Quoi ? Rédemptrice de moi ?
Je meurs et je renais, aussi, la douve est devenue jardin, le cachot est devenu temple, nous sommes revenus au moment d’avant, celui où tout coulait librement.
Le côté lumineux de la chaîne sur la peau nue. Amour & terminaisons nerveuses.
La dévotion de ta bouche, c’est l’Apocalypse à coup sûr.
La lumière se fit, douce tout d’abord, puis insistante comme une Forêt Sacrilège.
Trente Oiseaux (et dix de cœur de der !).
Octobre 2OO9.
Mon actuel fond d'écran...
09 octobre 2009
LE FIGARO
Londres : une photo de Brooke Shields nue censurée
Flore Galaud (lefigaro.fr)
01/10/2009 | Mise à jour : 15:19 | Commentaires
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Capture d'écran montrant une partie de la photo incriminée dans le Guardian.
Une unité de Scotland Yard chargée de surveiller les «publications obscènes» a demandé au célèbre musée Tate Modern de ne plus exposer un cliché de la star enfant, dévêtue et très maquillée.
Vingt-six ans après, le cliché fait toujours autant parler de lui. La Tate Modern, célèbre musée d'art londonien, a été contrainte par la police de retirer une photo de l'actrice Brooke Shields de son exposition « Pop Life », qui doit s'ouvrir jeudi. En cause : le caractère «obscène» du cliché, pris par l'artiste controversé Richard Prince et intitulé «Spiritual America». On y voit Brooke Shields, alors âgée de 10 ans, nue dans une baignoire et maquillée à outrance.
C'est en consultant les journaux que des policiers sont tombés sur ce cliché annonçant l'ouverture de l'exposition, rapporte jeudi le quotidien The Guardian. Aussitôt, l'unité de Scotland Yard chargée de la poursuite des publications obscènes [cellule spéciale chargée de surveiller toute publication pouvant «dépraver ou corrompre» son public, en vertu de la «loi sur les Publications obscènes» de 1959, ndlr] est saisie. Elle se rend sur les lieux et, après s'être entretenue avec les directeurs de la galerie, décide, par «précaution», de faire retirer le cliché.
L'actrice n'a pas les droits sur ce cliché
Ce n'est pas la première fois que la photo provoque le scandale. Officiellement, elle est datée de 1983, mais en réalité, elle a été prise en 1975 par Garry Gross. A l'époque, la mère de la jeune Brooke Shields touche 450 dollars pour céder les droits du cliché au photographe new-yorkais. Rapidement, la photo est publiée dans divers magazines. Si le cliché choque, on évoque peu à l'époque son éventuel caractère pédophile. Mais Brooke Shields, qui entre-temps est devenue une star de cinéma avec son rôle dans «La Petite» de Louis Malle (1978) puis dans «Le Lagon bleu» (1980) tente, à plusieurs reprises, de récupérer ses droits sur le portrait. En vain. En 1983, notamment, la justice américaine établit que la photographie n'est ni sexuellement provocante, ni pédophile ou encore pornographique.
A la fin des années 90, Garry Gross cède ses droits à l'artiste Richard Prince. Ce dernier photographie le portrait et lui donne un nouveau nom. La notoriété du cliché est relancée. C'est à partir de ce moment-là que les premières accusations de photographie à caractère pédophile apparaissent.
Plusieurs artistes censurés en France
Pourtant, le cliché, jusqu'ici, n'avait jamais été censuré. L'année dernière, la photo, exposée au musée Guggenheim de New York, n'a pas fait l'objet d'une controverse particulière. Même réaction en Suisse et en France : au printemps 2008, le cliché faisait partie de l'exposition «Controverses», présentée au musée de l'Elysée de Lausanne puis à la Bibliothèque Nationale de France, à Paris, au mois de mars dernier. Et, s'il a fait beaucoup parler de lui, il n'a, en revanche, subi aucune demande de retrait de la part des autorités.
Il est toutefois déjà arrivé à la France de demander le retrait de certaines œuvres d'art, en vertu de l'article 227-24 du code pénal relatif à la «diffusion d'images à caractère violent ou pornographique ou contraire à la dignité humaine». En 2006, notamment, le peintre marseillais Gilles Traquini s'est vu contraint de retirer d'une galerie de Nice l'une de ses toiles reproduisant le célèbre tableau de Gustave Courbet, «L'origine du monde» (1866). La même année, Henry-Claude Cousseau était mis en examen pour avoir organisé six ans plus tôt l'exposition «Présumés innoncents», sur le thème de l'enfance et son trouble (le cliché de Brooke Shields en faisait partie), à Bordeaux. Le verdict n'a toujours pas été rendu. En 2008, c'est l'artiste Philippe Pissier qui a été inquiété, pour des collages érotiques représentant des poitrines ornées de pinces à linge. Et, plus récemment encore, la police a fait retirer des murs de la FIAC de Paris les photos d'Oleg Kulik. Y figuraient notamment l'artiste, nu, avec des animaux ou encore se promenant avec un collier de chien dans les rues de Moscou.
ReSPUBLICA n°624, 9 octobre 2009.
La route des tétons est réouverte
Par Nicolas Pomiès
Mercredi 7 octobre 2009
Souvenez-vous, à deux reprises, nous vous avions informé de la mise en examen de l’artiste Philippe Pissier parce qu’il avait envoyé quatre cartes postales comportant des tétons de seins parés de pinces à linge. Le responsable du Centre de tri de la Poste de Cahors, rempli de vertu et de bons sentiments, avait immédiatement contacté la maréchaussée afin de s’indigner et de porter plainte, lorsque ces cartes postales étaient arrivées jusqu’à lui (ce qui en dit long sur le contrôle de la correspondance à certains endroits). L’État, par le biais de son Parquet de Cahors, donna suite à la plainte et, désireux de rétablir l’ordre moral, attaqua Philippe Pissier sur la base de l’article 227-24 (qui punit jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende): « le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d’un tel message […] lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. » Initialement adoptée pour lutter contre les minitels roses, cette disposition ne sert pourtant guère qu’à faire traduire les artistes en justice, écrivains, peintres ou photographes. Et, ce, en dépit d’une déclaration claire de Jacques Toubon qui, en 1994, alors qu’il était ministre de la Culture, avait précisé qu’elle ne visait aucunement à censurer les œuvres d’art. Outre ReSPUBLICA, une importante mobilisation de soutien vit le jour autour de Philippe Pissier et il fut relaxé le 25 juin dernier des faits portant atteinte à la morale qui lui était reprochés. Toutefois, Pissier ne sortit pas du tribunal sans condamnation, car il écopa d’un mois de sursis, de 1000 euros d’amende et de 450 euros de frais de justice. C’est dans les procès-verbaux (mis en ligne par Philippe Pissier) dressés par la Gendarmerie qu’on comprendra pourquoi — bien qu’il soit innocenté sur le motif de l’enquête et de la mise en examen dont il a fait l’objet — on chercha à tout prix à le condamner: l’attaque de Pissier était tellement méprisable qu’il fallait gonfler l’affaire. Aussi, accrochez vous bien !, les enquêteurs allèrent jusqu’à rechercher la propriétaire des seins. Ce fut difficile, car les cartes postales incriminées, qui, rappelons-le, résultaient d’un collage d’une photo touristique et d’une photo de buste, ne disposaient pas du visage se trouvant au dessus des seins ! Hé oui !, l’artiste avait enlevé la tête sur ses créations. On pouvait donc seulement voir une carte postale de son village (Castelnau-Montratier) avec des seins et des pinces à linge. Toute la technologie de la Gendarmerie ayant été mobilisée pour cette affreuse atteinte à l’ordre moral, la propriétaire du buste retrouvée, reconnaissant ses seins malgré l’absence de son visage, déposa avec une spontanéité qui ne vous aura pas échappée, plainte contre l’artiste pour diffusion d’image sans consentement de sa personne. Le comble de cette enquête inquisitoriale fut atteint lorsque le concepteur de la carte postale touristique originale vint témoigner de la justesse et de la beauté de ses photos qu’il se désolait de voir détournées par le collagiste. Il s’agissait bien d’un comble, puisque ce concepteur était à la tête d’un catalogue de ces cartes postales vulgaires et dégradantes à caractères scabreux pour le genre féminin, des cartes que nous avons tous vues en vente libre dans nombre de librairies. Il fallait donc charger l’artiste dont les créations à caractères érotiques sont en définitive une attaque contre la pornographie marchande. Mais Philippe Pissier est de nature rebelle et opiniâtre, et attaque aujourd’hui en Justice à la fois la section de recherche de Cahors de la Gendarmerie mais aussi La Poste ! Liberté créatrice contre cloisonnement moral et marchand, ce nouveau procès permettra-t-il de mettre un terme définitif au retour à l’ordre moral caractérisant la période ? |
par Nicolas Pomiès
http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-route-des-tetons-est-reouverte/850
06 octobre 2009
In "Tr@jectoires" n°2, novembre 2008, article de Stefanie Schwabe en page 51.
http://www.ciera.fr/ciera/IMG/pdf/trajectoires_2.pdf
25 septembre 2009
Chez coZop...
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politique
L'évêque et la mini-jupe, le proc et les pinces à seins
© Rébus - accéder à la source - infos
23/01/09 | 00:13
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Vu le titre, je pense que je vais recevoir des reqûetes bizarroîdes et des visiteurs qui se demanderont ce qu'ils sont venus foutre ici.
En consultant
, je suis tombé sur cet articler signé
qui attirait notre attention sur un évêque, en l'occurence celui de saint Domingue. Ah, mea culpa, le dit Monsignore Lopez est archeveque, c'est donc encore l'étage du dessus.
Pourtant, vu sa hauteur de vue, ce type, (le monsignore) est plutôt bas de plafond. Cet individu, qui porte des robes, rappelons le pour exercer son travail (c'est normal ça peut être pour un homme, hum ?), nous éclaire sur la relation existant entre la mini-jupe, le décolleté trop profond (c'est à dire) et le viol.
Pour monsignore Lopez, toute femme ainsi parée est une Salomé en puissance, dès lors, ne pas s'étonner de la pulsion bestiale s'empartant du mâle affolé (pourchassé pourquoi pas ?) et convenir que, oui, ben, viol, viol, euh, c'est un peu de la provocation, non ? Lopez devrait arrêter de fantasmer sur ses paroissiennes, je crois, il est en pleine projection là.
Bon, l'église catholique est rétrograde en matière de moeurs, ce n'est pas nouveau et Panzer Benoit le prouvait encore aujourd'hui en réhabilitant les amis de monseigneur Lefebvre, le papet intégriste.
Après toit, on peut dire que ça ne concerne que les catholiques et mieux, une infime partie d'entre eux. Par contre, quand un Procureur de la République se met à déblatérer sur ce qui acceptable ou non en matière de sexualité, là, ça devient grave.
Il s'en trouve un -Éric Séguin, procureur de Cahors de son état- qui établit un lien, sans aucune source ou étude pour appuyer sa thèse, évidemment, qui décèle un lien enttre le
Élémentaire mon cher Watson, sauf que dans le cadre du SM, il me semble que l'on parle de violences consenties (donc plus réellement de violence mais plutôt de jeux en fait) et d' adultes consentants. Le lien avec les violences conjugales relève plus des conceptions du dit monsieur Seguin que d'autres choses.
Le contexte des déclarations du bonhomme ? Une affaire de photos, où le modèle photographiée arborerait des pinces à seins. La vue de ces pinces et de cette poitrine dénudée aurait vivement troublé de sensibles postiers qui ont porté plainte contre le photographe à l'origine de l'envoi.

Il est étonnant que cette plainte soit recevable et étonnant également qu'elle perturbe à ce point un procureur.
Monsieur Séguin a les pratiques sexuelles qui lui conviennent mais, dès lors qu'il ne s'agit pas de comportements pénalisables, il n'a pas d'avis à donner en la matière.
Tags : politique
http://cozop.com/le_blog_de_rebus/eveque_et_la_mini_jupe_le_proc_et_les_pinces_seins
FLUXLIST EUROPE
Friday, August 28, 2009
Good night Europe - The truth about Philippe Pissier
To the Network:
Finally Philippe Pissier mail me a similar postcard because of this mail art he is in trial in france.
He posted me: "hi Hans, here's a collage close to the picture-problem.
Cordially,Philippe Pissier "
The original is still in hands of the france state. I have asked him how his trial is going on, he answered me by mail:
As for the postcards, I'm free. But there are other griefs. Police manipulated former girl-friend in order she says i forced her (15 years ago) to pose for erotic photographies under the threat of a gun !
Nice, do you believe, that we are talking about Europe, not Iran or Guatemala?
The things are going down here. Nowadays i can understand, how facism in europe have happened. The people don´t have a real expression of their dignity and rights. They believe they are so democratic and try to rule the world, but when something happened in the neighborhood, they don´t care, because is it not their problem.
Do you will see the news soon, how the neonazis are getting in the german parlaments.
After my chilean experience in dictatorship, i often tell the germans, why we do not enable a comision for human rights here? We do not need go to war in Afghanistan to play being democrats, why we do not start, with our neighbor, the inmigrant or the poor sitting there asking at front of the shopping center for one cent of attention.
Good night Europe.
Hans
http://www.01pla.net
Mail Art Not War!




