PHILIPPE PISSIER ARCHIVES (PPA)

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13 novembre 2009

Maître Baduel, 24 juillet 2009.

Jean-Paul BADUEL

Avocat à la Cour

D.E.A Relations Internationales

Member of the Chartered Institute of Arbitrators

Mail : jean.paul.baduel@gmail.com

22, rue de Savoie

75006 PARIS

Tél : 01 46 34 14 66

Fax : 01 43 29 77 03

N/REF : JPB/JG

AFFAIRE : PISSIER Philippe

Monsieur Philippe PISSIER

5, rue Clemenceau

46170 CASTELNAU-MONTRATIER

Vendredi 24 juillet 2009

Cher Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint, pour votre information, copie du courrier que j'adresse au Président du Tribunal Correctionnel de Cahors.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs et les plus dévoués.

Jean-Paul Baduel

***

Jean-Paul BADUEL

Avocat à la Cour

D.E.A Relations Internationales

Member of the Chartered Institute of Arbitrators

Mail : jean.paul.baduel@gmail.com

22, rue de Savoie

75006 PARIS

Tél : 01 46 34 14 66

Fax : 01 43 29 77 03

Monsieur le Président du Tribunal Correctionnel de Cahors

Palais de Justice de Cahors

Boulevard Léon Gambetta

46000 CAHORS

Fax : 05 65 30 11 18

Vendredi 24 juillet 2009

N/REF : JPB/JG

AFFAIRE : PISSIER Philippe

Audience du 14 mai 2009 à 14 heures - délibéré du 25 juin 2009

V/REF : 08003358

Objet : restitution d'objets saisis par décision de votre Tribunal

Monsieur le Président,

Par jugement du 25 juin 2009 de votre Tribunal, vous avez relaxé mon client Monsieur Philippe PISSIER, de deux chefs de poursuites : la diffusion d'images violentes ou pornographiques susceptibles d'être vues par un mineur et la détention d'arme sans autorisation d'une arme classée en 4ème catégorie.

J'avais, par conclusions transmises à votre Tribunal préalablement à votre audience, sollicité la relaxe et la restitution des éléments saisis par la gendarmerie.

En ce qui concerne la détention d'une arme placée en 4ème catégorie, le Parquet ayant abandonné à l'audience les poursuites de ce chef, Monsieur PISSIER a sollicité du Greffe la restitution de son bien ainsi que des munitions afférentes.

Il lui a été répondu qu'aillant interjeté appel de la décision prononcée à son encontre du chef de diffusion d'images pornographiques sans le consentement de la victime, ses biens ne lui seraient restitués qu'à l'issue de la procédure d'appel.

J'avoue que je suis surpris de l'attitude de votre Greffe et vous remercie de bien vouloir faire restituer par les services de gendarmerie à mon client les biens illégalement appréhendés depuis plus d'un an.

En ce qui concerne l'ordinateur ainsi que les documents, il me semble que le refus de restitution par votre Greffe constitue à nouveau une attitude malveillante à l'égard de mon client, dans la mesure où aucune décision de confiscation n'a été prononcée par votre Tribunal à son encontre et que ce bien a été saisi dans le cadre d'une décision dont vous avez prononcé la relaxe pleine et entière.

Je vous remercie par conséquent de m'indiquer si je dois saisir à nouveau votre Tribunal par voie de requête.

Dans cette attente,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux.

Jean-Paul BADUEL

Posté par Philippe Pissier à 11:31 - Article 227-24 & Montage Policier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Maître Baduel, 16 juillet 2009.

Jean-Paul BADUEL

Avocat à la Cour

D.E.A Relations Internationales

Member of the Chartered Institute of Arbitrators

Mail : jean.paul.baduel@gmail.com

22, rue de Savoie

75006 PARIS

Tél: 01 4634 1466

Fax : 01 43 29 77 03

Monsieur Philippe PISSIER

5, rue Clemenceau

46170 CASTELNAU-MONTRATIER

Jeudi 16 juillet 2009

N/REF : JPB/JG

AFFAIRE : PISSIER Philippe

Cher Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint copie du jugement rendu par le Tribunal Correctionnel de Cahors en date du 25 juin 2009 prononçant une relaxe partielle.

Mes commentaires sont les suivants :

En ce qui concerne l'exception de nullité, le Tribunal, pour ne pas y accéder, fait une gymnastique impressionnante en considérant que le sous-directeur du Centre de Tri Postal, Monsieur Jacques TEULIER, a agi dans le cadre de la légalité, conformément à une instruction générale de l'administration de la poste, sans d'ailleurs en donner la moindre référence.

Le deuxième élément est que le Tribunal n'a pas répondu aux demandes de restitution qui étaient visées dans les écritures et n'a pas mentionne le dépôt des écritures d'incident visées par le greffe.

Ces éléments sont malheureusement la preuve d'une certaine légèreté dans la rédaction du jugement puisque l'audition de Monsieur Pascal BORIE n'est pas mentionnée.

Ceci m'amène à solliciter du tribunal la copie des notes d'audience.

L'appel ayant été interjeté visant la seule condamnation prononcée, il me semble que cet aspect du dossier sera quand même à nouveau évoqué par la Cour.

Vous trouverez ci-joint copie du projet de citation directe que j'ai rédigé.

Je vais demander à l'administration la copie de l'instruction générale et une fois que nous aurons ces éléments en main, je serai éventuellement amené à modifier le projet de citation.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs et les plus dévoués.

Jean-Paul Baduel

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A Messieurs les Président et Juges composant le Tribunal Correctionnel d'Aurillac :

CITATION DIRECTE EN CORRECTIONNELLE

A LA REQUETE DE :

Monsieur Philippe PISSIER, né le *** à Blois (41000), de nationalité française. Artiste Plasticien, demeurant 5 rue Clemenceau 46170 CASTELNAU MONTRATIER ;

Ayant pour Avocat plaidant :

Maître Jean-Paul BADUEL

Avocat au Barreau de Paris - Toque A 759

22, rue de Savoie 75006 PARIS

Tel : 01 46 34 14 66 - Fax : 01 43 29 77 03

DONNE CITATION A :

Monsieur Jacques TEULIER, né le *** à ***, de nationalité française, demeurant à ***, Directeur Adjoint au Centre de tri postal de Cahors ;

Monsieur Pascal BORIE, de nationalité française, demeurant ***, Directeur du Centre de tri postal de Cahors ;

Monsieur Jean-Marc LAZERGES, de nationalité française. Lieutenant de gendarmerie et officier de police judiciaire, domicilié à la Compagnie de Gendarmerie de Cahors, 26 Avenue Jean Lurçat , 46000 CAHORS, service de la Brigade des Recherches de Cahors ;

D'avoir à comparaître le :

Par devant le Tribunal de Grande Instance d’Aurillac en matière correctionnelle

En présence de Madame le Procureur de la République

PLAISE AU TRIBUNAL

Attendu que Monsieur Jacques TEULIER s'est présenté le 4 juin 2008 à 11 heures dans les locaux de la Brigade de Recherches de Cahors, 26 Avenue Jean Lurçat, aux fins d'être entendu en sa qualité de Directeur Adjoint au Centre de tri postal de Cahors, pour informer les services de la gendarmerie des faits qui se seraient déroulés entre le 26 et le 29 mai et a apporté quatre cartes postales qui avaient été déposées dans une boîte postale servant à la collecte du courrier dont les images présentaient, selon les propos de Monsieur Jacques TEULIER, un caractère pornographique, voire violent, et a indiqué : “la préposée qui avait en charge l'oblitération du courrier m'a remis ces documents conformément aux directives en vigueur.“

Monsieur Jacques TEULIER indiquait :

Après consultation de ces courriers, il m'est apparu qu 'ils sont adressés par Monsieur P. PISSIER, demeurant rue Clemenceau à Castelnau-Montratier et adressés à un même destinataire, à savoir Monsieur Marc FALKANT, domicilié à Kelkheim (Allemagne).

Les cartes postales originales représentent des vues de Castelnau-Montratier et servent en fait à des supports photographiques qui représentent une femme dont le visage a été volontairement découpé, dans des positions contraires aux bonnes mœurs.

Conformément aux dispositions du Code de la Poste, je me dois de porter ces faits aux autorités judiciaires.

Je vous remets les courriers interceptés.

Ces faits se sont déroulés le 4 juin 2008 à 11 h30.“

Monsieur Jean-Marc LAZERGES, officier de police judiciaire ayant reçu la déclaration de Monsieur Jacques TEULIER, indique à la côte 3, feuillet 1-1, PV 01149 de l’année 2008 :

Après avoir procédé à son audition, nous informons Monsieur Jacques TEULIER de notre qualité et l'avisons que nous allons procéder s 'il y consent, à la saisie des pièces à conviction qu'il détient. L'assentiment expresse autorisant la ou les saisies a été préalablement sollicité, rédigé et joint à la présente.

En la présence constante de Jacques TEULIER, nous procédons à la saisie des pièces à conviction suivantes :

- quatre cartes postales servant de support à des photographies à caractère pornographique adressées par Monsieur Philippe PISSIER, demeurant Castelnau Montratier à Monsieur Mark FALKANT demeurant à Kelkheim en Allemagne ;

Déclarons à Jacques TEULIER la saisie de ces pièces à conviction et les plaçons sous scellés numéro 1 que paraphe avec nous Jacques TEULIER.

Les objets saisis seront mis à la disposition du Magistrat compétent en même temps que les pièces de procédure.

Il est dressé procès-verbal le 4 juin 2008 à 11 h 40.“

L'autorisation de perquisition visant l’article 76 du Code de Procédure Pénale et comportant la mention “sachant que je ne puis m'y opposer, je consens expressément à ce que vous opériez les saisies que vous jugeriez utiles à l'enquête en cours“ est signée de Monsieur Jacques TEULIER.

Le 8 octobre 2008 à 16 heures, se présente Monsieur Pascal BORIE, Directeur du Centre de tri postal de Cahors, dans les locaux de la gendarmerie et est entendu par le gendarme DAL Dimitri, officier de police judiciaire en résidence à la Brigade de Recherches de Cahors et indique :

Ce jour, je me présente suite à votre convocation concernant l'affaire de Monsieur PISSIER. Au mois de juin 2008, mon adjoint Monsieur TEULIER, est venu voir vos services pour vous signaler que des cartes postales représentant une femme dans des postures pornographiques à caractère sadomasochiste sont parvenues au centre de tri de Cahors (46).

Ces cartes postales ont été sorties du cheminement normal du courrier car selon la prestation de serment des agents postaux, il est fait mention que tout courrier à caractère pornographique ou raciste doit être retenu au sein du Centre de tri.

Ces cartes postales revêtant un caractère pornographique, l'agent de tri a saisi la direction et nous avons décidé de solliciter vos services afin d'en informer la justice.

Au moment de la découverte des cartes postales et du signalement que nous avions fait auprès de vos services, nous n'avions pas déposé plainte car il n'y a aucun préjudice pour la poste.

A ce jour, nous ne souhaitons toujours pas déposer plainte contre l'expéditeur de ces cartes postales.

Je tiens à signaler que depuis cette affaire, les journalistes nous demandent régulièrement des explications.

Un communiqué de presse a été effectué auprès de l'AFP, cependant cela continue.

Plusieurs cartes postales m'ont été envoyées représentant des femmes nues. Ces cartes postales sont soit des photographies, soit des représentations de tableaux.

Je pense que l'expéditeur de ces cartes est Monsieur PISSIER.

Il fait allusion à chaque fois à l'article 227-24 du Code Pénal concernant le trouble à l'ordre public et la mise en danger du psychisme des enfants par une œuvre pornographique.

Je me réserve de déposer plainte au nom de la poste si cela continue.

Pouvez-vous nous indiquer si des mineurs ont eu l'occasion de travailler dans le Centre de tri et éventuellement la possibilité de voir de telles cartes postales ?

Réponse de Monsieur BORIE : Plusieurs cas sont possibles, en effet dans le cadre de stages découverte en entreprise, certains mineurs en classe secondaire font des stages chez nous de trois à six jours.

Ils œuvrent sur les différents chantiers du Centre de tri et donc ils ont possibilité de voir ces cartes.

Le second cas est celui du mineur qui travaille durant les périodes estivales pendant trois semaines à un mois.

Cette année, j'ai eu des employés mineurs pendant la période du 30 juin au 30 août 2008 ; ces mineurs assurent le tri du courrier dans le cadre de leur contrat de travail saisonnier.“

Attendu que Monsieur Philippe PISSIER a été renvoyé devant le Tribunal Correctionnel de Cahors pour être jugé à l'audience du 14 mai 2009, sous la prévention de l'article 227-24 du Code Pénal.

Attendu que Monsieur Philippe PISSIER a été convoqué début juillet 2008 pour affaire le concernant devant la gendarmerie de Cahors.

Qu'à la suite de cette convocation, il a subi une pression psychologique pour autoriser une perquisition de son logement.

Qu'au cours de cette perquisition, a été appréhendée une arme de chasse de type fusil à pompe dont il avait l'autorisation administrative, un ordinateur qui a été appréhendé avec le disque dur ainsi que divers documents photographiques.

Attendu que par jugement du Tribunal de Cahors en date du 25 juin 2009, Monsieur Philippe PISSIER a été relaxé des faits de “diffusion d'un message à caractère pornographique ou violent susceptible d'être vu par un mineur “.

Qu'il est apparu qu'au cours des débats, les montages photographiques utilisés sur les cartes postales ne correspondaient pas à des photos pornographiques.

Que le Ministère Public a spontanément abandonné à l'audience les poursuites pour “détention d'arme de 4ème catégorie sans autorisation “.

Que le Tribunal à nouveau, a relaxé Monsieur Philippe PISSIER de ses poursuites.

Qu'il apparaît ainsi qu'en procédant à l'analyse du contenu des quatre cartes postales adressées entre le 26 et le 29 mai par Monsieur Philippe PISSIER à Monsieur Mark FALKANT, Monsieur Jacques TEULIER s'est livré au délit prévu et réprimé par l'article 432-9 du Nouveau Code Pénal.

Qu'à nouveau, en procédant au détournement et en acceptant la remise par la préposée qui en avait la charge d'oblitérer le courrier, de ces documents, Monsieur Jacques TEULIER a à nouveau commis le délit prévu par l'article 432-9 du Nouveau Code Pénal et enfin, en portant ces quatre cartes postales le 4 juin 2008 à 11 heures dans les locaux de la Brigade de Recherches de Cahors, Monsieur Jacques TEULIER Jacques a à nouveau commis le délit prévu par l'article 432-9 du Nouveau Code Pénal.

Que Monsieur Pascal BORIE, en se présentant à la convocation du 8 octobre 2008 à 16 h 30 dans les locaux de la Brigade de Recherches de la gendarmerie nationale de Cahors et en reconnaissant que ces cartes postales ont été sorties du cheminement normal du courrier, sous prétexte que selon la prestation de serment des agents postaux, il est fait mention que tout courrier à caractère pornographique ou raciste doit être retenu au Centre de tri et en considérant que ces cartes postales revêtent un caractère pornographique et en décidant de solliciter les services de gendarmerie, il a à nouveau commis le délit prévu par l'article 432-9 du Nouveau Code Pénal.

Que les prestations de serment des agents du centre de tri ne correspondent à aucune prescription légale puisqu’elles ne sont pas effectuées devant l’autorité de justice.

Qu’interrogé sur les dispositions juridiques qui autoriseraient un tel détournement de correspondances, Monsieur Pascal BORIE a invoqué une instruction de la Direction de la Poste non publiée au Journal Officiel et sans date, dont l’origine est totalement douteuse.

Attendu que Monsieur Pascal BORIE, en sa qualité d'agent d'un service public exerçant les fonctions d'autorité de Directeur de Centre de tri postal de Cahors et en indiquant que les quatre documents étaient susceptibles d'être vus par des

mineurs alors qu'ils ont été postés entre le 26 et le 29 mai 2008 et que les embauches d'étudiants ne commencent qu'à partir du 30 juin 2008, il apparaît que Monsieur Pascal BORIE a volontairement fait une déclaration mensongère destinée à nuire à Monsieur PISSIER.

Attendu qu'à l'époque de son audition, soit en octobre 2008, Monsieur Pascal BORIE sait que les poursuites engagées à l'encontre de Monsieur PISSIER visent les dispositions de l'article 227-24 du Code Pénal, soit la transmission d'un message susceptible d'être vu par un mineur, alors qu'il n'employait au moment de la mise en traitement dans le Centre de tri postal aucun mineur à un titre quelconque.

Qu'il a ainsi dénoncé mensongèrement à l'autorité judiciaire ou administrative des faits constitutifs d'un crime ou d'un délit qui ont exposé l'autorité judiciaire à d'inutiles recherches.

Attendu que l'article 434-26 réprime les faits ainsi décrits et les punit de 6 mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende.

Attendu que l'article 432-9 du Nouveau Code Pénal rappelle que le fait par une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le détournement, la suppression ou l'ouverture de correspondance, la révélation du contenu de ces correspondances, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Que la jurisprudence est constante en matière de détournement de cartes postales (Cour d'Appel de Poitiers, 1er décembre 1877, DP 1878 II page 235).

Attendu qu'enfin, le Lieutenant de gendarmerie officier de police judiciaire, en poste à la Brigade de Recherches de Cahors, qui a saisi et placé les documents postaux détournés par Monsieur Jacques TEULIER du circuit normal de distribution du Centre de tri de Cahors, commet le délit de recel puisque ces documents vont être détenus par la Brigade de Recherches avant l'audition de Monsieur Philippe PISSIER.

En procédant ainsi, l'officier de police judiciaire a recelé les cartes postales détournées par le sous-directeur du Centre de tri postal.

Que profitant du caractère totalement fantaisiste de la procédure, les gendarmes de la section de recherche placés sous l'autorité du Lieutenant Jean-Marc LAZERGES, ont procédé à la perquisition du domicile de Monsieur PISSIER où il sera découvert, selon PV de synthèse, un fusil à pompe et des cartouches dont la détention serait illégale.

Attendu que Monsieur PISSIER a justifié de l'autorisation de détention qui lui avait été accordée par la Préfecture.

Que le nombre de cartouches était compatible avec la réglementation en vigueur.

Que cette arme lui a été saisie ainsi que les munitions.

Qu'il s'agit donc à nouveau d'un recel par la Brigade de Recherches concocté par le Lieutenant de gendarmerie puisque l'autorisation de détention était spontanément fournie par Monsieur PISSIER.

Sur le préjudice de Monsieur PISSIER :

Attendu que Monsieur PISSIER a été privé d'un ordinateur et de l'usage d'un fusil à pompe et des munitions afférentes pendant plus d'un an.

Qu'il a été privé de la correspondance détournée.

Qu'il a été privé également de l’usage des cartes postales saisies à son domicile.

Que l'ordinateur était utilisé à des fins professionnelles puisque Monsieur PISSIER effectuait des traductions anglais/français et a assuré la traduction de nombreux ouvrages.

Que le préjudice doit être estimé à la somme de 7.000 euros, correspondant à la privation des droits d'auteur de l’ouvrage en cours.

Que la privation de l’usage de l’arme à feu et des munitions sera évaluée à la somme de 400 euros.

Qu'il convient de condamner conjointement et solidairement les défendeurs à verser à Monsieur Philippe PISSIER la somme de 7.400 euros.

Attendu que Monsieur Philippe PISSIER a été contraint d'assurer sa représentation en justice devant le Tribunal Correctionnel, à l’audience du 14 mai 2009.

Qu'à nouveau, il est contraint d'engager des frais irrépétibles aux fins de la présente instance.

Qu'il convient de condamner conjointement et solidairement les défendeurs à régler à Monsieur Philippe PISSIER la somme de 6.000 euros.

PAR CES MOTIFS

Il est demandé au Tribunal de recevoir Monsieur Philippe PISSIER en son acte introductif d'instance ;

Après avoir entendu le Ministère Public en ses réquisitions,

Dire et juger que Messieurs Jacques TEULIER et Pascal BORIE ont commis le délit prévu et réprimé par l’article 432-9 du Nouveau Code Pénal ;

Dire et juger que Monsieur Pascal BORIE a commis le délit de déclaration mensongère, prévu et réprimé par l’article 432-9 du Code Pénal ;

Dire et juger que Monsieur le Lieutenant LAZERGES a commis le recel de détournement d'envoi postal, fait prévu et réprimé par l'article 432-9 du Nouveau Code Pénal ;

Condamner les défendeurs, en réparation du préjudice subi, résultant de la détention illégale des quatre cartes postales, d'un ordinateur, d'un fusil de calibre 12 mécanisme à pompe et des munitions afférentes ainsi que de 18 cartes postales préparées par Monsieur PISSIER, à la somme de 7.400 euros en réparation du préjudice subi ;

Condamner les défendeurs à verser à Monsieur Philippe PISSIER la somme de 6.000 euros sur le fondement de l'article 475-1 du Code Pénal.

SOUS TOUTES RESERVES

ET CE SERA JUSTICE.

Maître Baduel, 26 mai 2009.

Jean-Paul BADUEL

Avocat à la Cour

D.E.A Relations Internationales

Member of the Chartered Institute of Arbitrators

Mail : jean.paul.baduel@gmail.com

22, rue de Savoie

75006 PARIS

Tel : 01 46 34 14 66

Fax : 01 43 29 77 03

Monsieur Philippe PISSIER

5, rue Clemenceau

46170 CASTELNAU-MONTRATIER

Mardi 26 mai 2009

N/REF : JPB/JG

AFFAIRE : PISSIER Philippe

Cher Monsieur,

Suite à l'audience du 14 mai 2009 devant le Tribunal Correctionnel de Cahors, l'affaire a été mise en délibéré au 25 juin 2009.

II est important que ce jour-là vous vous rendiez à l'audience du Tribunal Correctionnel pour prendre connaissance du jugement.

Je vous invite éventuellement à vous y rendre accompagné car deux paires d'oreilles valent mieux qu'une.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'appeler et me donner par téléphone le résultat.

II y a deux cas de figures, soit vous êtes relaxé, ce que nous avons plaidé ; soit vous êtes condamné pour un ou deux délits puisque vous étiez poursuivi pour trois délits, la relaxe ayant été sollicitée pour chacun d'entre eux.

Le troisième cas de figure est l'annulation de la procédure sur le fondement des conclusions d'incident de procédure plaidées en début d'audience.

Je transmets à ***, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, la copie du dossier du Parquet de Cahors car compte tenu des éléments contenus, il m'apparaît que la réflexion de Monsieur *** pourrait être utile.

J'ai notamment le sentiment, comme je l'ai indiqué à l'audience, que Sabine B*** a été manipulée, voire victime d'un chantage, pour déposer plainte à votre rencontre.

Que votre séparation se soit passée dans de mauvaises conditions est tout à fait concevable mais la gravité des accusations me semble avoir été largement suggérée de l'extérieur car elles sont en totale contradiction avec le contenu des interviews qu'elle a données, la nature des spectacles qu'elle a assurés et enfin le contenu de la lettre manuscrite qu'elle vous avait remise.

Sur ce point, je m'en remets à l'analyse de Monsieur *** et si des éléments confirmaient le sentiment que j'ai exprimé, nous envisagerons la suite judiciaire qu'il convient de donner.

Il apparaît dans les déclarations de Sabine B*** qu'elle a tourné dans des vidéos ou avait du moins avait ce projet et que par ailleurs, des vidéos ont été tournées au cours de ses performances sur scène au Havre et à Paris.

Il apparaît donc utile de récupérer un exemplaire de ces vidéos et notamment celle tournée au Bokal au Havre.

En effet, il est utile de rassembler un certain nombre d'éléments matériels complémentaires dans l'hypothèse où nous serions amenés à plaider en cause d'appel.

Je n'ai pas évoqué lors de la plaidoirie, la plainte que nous avions adressée au Parquet pour atteinte au secret et détournement de correspondances, dans la mesure où je ne souhaite pas que le Tribunal entre en voie de condamnation pour éviter les poursuites postérieures au fonctionnaire du centre de tri postal et aux gendarmes.

Dans l'hypothèse où vous seriez relaxé, notamment du premier délit (article 227-24), nous ferons procéder si vous êtes d'accord, à la délivrance d'une citation directe en correctionnelle sur la base des procès-verbaux dressés par la gendarmerie elle-même contre Messieurs Jacques TEULIER, Pascal BORIE et le Lieutenant commandant la section de recherches de Cahors, Jean-Marc Lazerges.

Compte tenu du statut d'officier de police judiciaire de l'officier de gendarmerie, nous pourrons faire citer devant une autre juridiction que Cahors, en vertu des dispositions du Code de Procédure Pénale, à savoir le Tribunal Correctionnel d'Aurillac ou de celui de Rodez par exemple.

Une fois la décision du Tribunal de Correctionnel rendue en notre faveur en notre qualité de partie civile, il conviendrait de saisir l'agent judiciaire du Trésor pour solliciter une indemnisation résultant de l'immobilisation de votre matériel informatique, de votre fusil de chasse dit “à pompe “ pour l'atteinte portée à votre exercice professionnel.

La dernière étape serait de saisir la direction centrale de la gendarmerie nationale du cas des sous-officiers qui ont procédé à la perquisition et qui ont été interroger Mademoiselle B***.

Ceci se fera en fonction des éléments éventuellement nouveaux que nous pourrions avoir concernant Mademoiselle B***.

A l'audience, vous vous êtes très correctement exprimé à la barre avec franchise et je pense que le Tribunal a été sensible à la clarté de vos explications.

J'attends donc votre appel téléphonique et vos instructions.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs et les plus dévoués.

Jean-Paul BADUEL

15 octobre 2009

La société de consommation vue par le brésilien Dalcio Machado...

Dalcio_Machado_Brazilv

http://www.irancartoon.com/2005/winners/index8f.htm

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La Biélorussie, le plaisir de la découverte...

Souvent décriée comme étant la dernière dictature d’Europe par un remarquable procédé marketing concocté d’outre-atlantique et repris sans ciller par les instances Européennes, la Biélorussie est au contraire une terre verte et riante à la population paisible. L’on s’imagine à tort entrer dans un pays musée du soviétisme et l’on en ressort charmé à la fois par l’image d’un pays fort bien entretenu conciliant l’héritage du passé comme les promesses de l’avenir le tout au sein d’une population au contact chaleureux. Bienvenue dans un pays maltraité par les médias occidentaux mais regorgeant de richesses insoupçonnées.

La  Biélorussie, pays des Russes blancs

Indépendante depuis le 25 août 1991 à la suite de l’effondrement de l’Union Soviétique, la Biélorussie a tenté à l’instar d’autres anciennes républiques de cet ensemble de trouver sa voie propre. Et partant de là, revisita son Histoire pour en tirer les figures et évènements historiques les plus marquants.

En premier lieu, le terme de Biélorussie, ou Russie Blanche, ne doit aucunement prêter à confusion : la pigmentation de cette population d’origine slave n’est guère moins prononcée sur cette terre qu’en d’autres pays limitrophes, le terme de blanche signifiant en réalité libre.

De quelle liberté s’agit-il ? Tout simplement de celle qui lui valut d’échapper aux dures conditions du joug tataro-mongol des principautés Russes ayant succombé à l’invasion de Batu Khan, le petit-fils de Genghis Khan, entre 1237 et 1241 [1].

Cette mise à l’écart des tourments de l’administration et répression Mongoles n’allait toutefois pas l’empêcher de passer sous l’emprise d’une puissance régionale en plein essor sous le grand Duc Mindaugas : la Lituanie. Destin qu’elle partagera jusqu’en 1773, date du premier partage du grand ensemble Polono-Lituanien (ou Rzeczpospolita) [2]. Dès lors, son existence fut placée sous la férule des Tsars successifs puis sous la botte Soviétique.

Toutes ces présences consécutives laissèrent à la Biélorussie une empreinte des plus singulières, la destinant à faire d’elle un pays au confluent des civilisations de l’Europe Orientale.

Normalisation  avec l’Ouest, stabilisation à l’Est : la Biélorussie comme pont géopolitique

Si l’indépendance fut rapidement accompagnée par une attention des plus bienveillantes de la part des pays occidentaux, et notoirement lorsque Stanislaw Chouchkievitch fut élu comme Président, les relations en revanche se dégradèrent rapidement avec l’avènement d’Alexandre Loukachenko. Pourtant ce dernier avait été élu selon un programme très clair et bénéficia du rejet par la majorité de la population d’une "démocratisation" n’ayant apporté que corruption, désordre et paupérisation. Une fois installé à la magistrature suprême, Loukachenko prit les mesures ad hoc pour éviter à son pays le sort de sa voisine Russe, alors mise en coupe réglée par la cohorte d’experts occidentaux et autres oligarques au chevet d’un Eltsine impotent. Si les méthodes politiques du Président peuvent être contestables, son bilan économique et social lui est particulièrement favorable, expliquant une popularité durable.

Ce furent les Etats-Unis qui montrèrent comme souvent la voie aux Européens en stigmatisant cette ancienne république Soviétique de dernière dictature  d’Europe par la voix de la pasionaria néo-cons Condoleezza Rice. Très suiveurs comme peu avisés, les hiérarques Européens (fort discrets sur les propres tares de leur régime, moins visibles bien que réelles) pointèrent du doigt la Biélorussie en lui interdisant toute tribune internationale, y compris au Conseil de l’Europe pendant que les Etats-Unis allaient bloquer l’ensemble des comptes de responsables politiques et de firmes Biélorusses. Tout en promulguant en 2004 le fameux Belarus  Democracy Act, mesure destinée à prodiguer les moyens matériels et financiers nécessaires à toute organisation politique ou non-gouvernementale opposée au pouvoir en place.

Le  résultat d’une telle politique étrangère ? Un resserrement du peuple Biélorusse  autour de son responsable (surnommé batska, le chef du clan en langue biélorusse), au point de l’élire à deux nouvelles reprises, faisant de lui le plus ancien Président en poste continu au sein d’un Etat de l’ex-Union Soviétique, non sans provoquer le renforcement des liens entre Minsk et Moscou.

Jusqu’au jour où conscients que ni les pressions ni l’obstruction de toute visibilité du pays sur la scène internationale n’avaient les effets escomptés, les Occidentaux décidèrent de procéder autrement en levant progressivement les barrières [3], non sans une once de cynisme politique en tentant de détacher la Biélorussie de l’orbite de sa voisine Russe. L’on ne peut à ce sujet manquer de saluer tout le formidable talent d’équilibriste de Loukachenko qui sut tenir jusqu’alors son pays en dehors des affres de la libéralisation post-soviétique que connut la Russie tout en évitant son absorption par cette dernière [4], encore que le projet d’union  Russie-Biélorussie demeure à l’ordre du jour et devrait déboucher dans un premier temps sur une monnaie unique. Pour l’heure, le pragmatisme est aux commandes et c’est l’union douanière Biélorussie – Russie – Kazakhstan qui est en phase de préparation à l’orée 2010.

La  Biélorussie, terre d’humanistes, de poètes et de héros

En raison de son passé tiraillé entre Russie, Pologne et Lituanie, la Biélorussie offre un paysage culturel fort varié en ayant donné naissance à nombre de personnalités ayant marqué leur époque.

Citons par exemple le poète national Polonais Adam Mickewicz (1798 - 1855), né à Novogrudok (Nowogródek en Polonais) : personne ne s’étonnera dès lors qu’une statue orne la grand place de cette localité. Ou encore le héros Tadeusz Kosciuszko (1746 - 1817) natif de Mereczowszczyzna (actuellement Kossava) qui est considéré comme le Lafayette Polonais pour avoir combattu sur les deux continents avec une égale valeur.

Difficile  aussi de passer sous silence Marc Chagall (1887 - 1985), l’artiste étant  originaire de Vitebsk.

En dehors de ces grandes figures internationales cohabitent d’autres célébrités nationales, à commencer par le grand humaniste Frantsisk Skarina (1490 - 1551) qui fut le premier à traduire la Bible en langue vernaculaire, soit le Biélorusse, grâce à la première imprimerie installée par ses soins dans le pays (à l’époque, le Grand Duché de Lituanie).

Yanka Kupala (1882 - 1942) est un autre de ces remarquables écrivains Biélorusses dont la particularité, outre une prose talentueuse, était de savoir écrire le Polonais comme le Biélorusse.

Et pour finir concernant cette galerie, n’omettons pas l’Alexandre Dumas Biélorusse originaire d’Orsha, à savoir Uladzimir Karatkievitch (1930 - 1984).

Plus récemment, l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Rybak [5], lui aussi d’origine Biélorusse bien que représentant la Norvège, sut charmer l’ensemble des spectateurs mélomanes du dernier Eurovision avec une composition aux sonorités très proches de son pays d’origine, lui permettant de faire exploser les compteurs en établissant un nouveau record de points engrangés.

Biélorussie  2009 : nature, architecture et culture

En cette contrée, le vert des forêts et le bleu des lacs sont des teintes omniprésentes. Quoi de plus naturel lorsque l’on sait que la dernière forêt primitive d’Europe, Belavezhskaya Pushcha, abritant les derniers bisons d’Europe se trouve en Biélorussie et est inscrite par l’UNESCO sur la liste de l’héritage mondial ? S’y ajoutent près de 4 000 lacs, dont le plus grand d’une superficie de 80 km², le lac Narach. Un tiers du pays restant la propriété des espaces sylvestres. Sans oublier bien sûr les fameux marais du Pripiet ou de Pinsk, cet immense espace fangeux est un écosystème à lui tout seul.

Pour les amoureux du gothique flamboyant, le château de Mir (début du XVIème siècle) offre une vision détonante en cette marche Russe, peu coutumière de ce type de construction propre au génie architectural de la fin du Moyen-Âge. Unique en son genre, l’édifice a été en grande partie restaurée et offre aux visiteurs une vision des plus flatteuses à leurs rétines.

Minsk quant à elle dévoile un ensemble urbain typique du style Stalinien (visible en quelques endroits de Moscou) avec des bâtiments aux façades empesées dans un registre néo-classique, le tout bordant de larges avenues. L’appréciation de cette unité architecturale est laissée au goût de chacun. Pour autant, la diversité des tons pastel des bâtiments et la présence de plusieurs espaces verts aménagés et fort sérieusement entretenus au centre ville empêche toute sensation d’étouffement par la grisaille. Il est indispensable de souligner que Minsk est une ville ayant énormément souffert des combats pendant la Seconde Guerre Mondiale puisque près de 90% de ses bâtiments ne furent plus que ruines au sortir de cette épreuve.

Dernier point, signalons l’érection de la bibliothèque nationale (ouverte au public en 2006) comme oeuvre contemporaine destinée non seulement à centraliser toutes les archives ayant trait à la culture Biélorusse, mais aussi à promouvoir les nouvelles technologies en son sein. Mention spéciale à son illumination en pleine  nuit, lui donnant l’aspect d’un véritable arbre de noël. Est aussi offerte la possibilité d’observer le panorama de Minsk en se hissant à son sommet moyennant l’acquittement pécuniaire d’un droit d’accès.

Afin de conclure, n’oublions pas non plus ses habitants en saluant leur hospitalité comme leur serviabilité. La rudesse campagnarde elle-même ne se déparant pas d’une volonté de prodiguer l’aide nécessaire au visiteur de passage. De même que leur souci d’embellir le moindre village, où il demeure bien difficile d’y trouver des habitations en délabrement avancé, celles-ci arborant au contraire et le plus souvent d’omniprésentes compositions florales accolées à des extérieurs en bois chamarrés.

Les rues des principales villes du pays étant, elles, irradiées par la grâce féminine, créatures à la coquetterie rarement égalée en Occident dont les sourires charmeurs ne peuvent qu’ébranler le plus endurci des hommes. Les jeunes hommes quant à eux n’hésitant pas à faire acte de cette galanterie désormais désuette en nos contrées car outre les sempiternelles fleurs à destination de l’être adoré, ceux-ci tiennent à sceller leur union sentimentale par des cadenas aux tendres motifs gravés à leur surface pour être apposés sur les ferronneries des ponts et monuments symboliques parsemant la capitale.

Et si vous avez le tact suffisant pour être invité au sein d’une famille Biélorusse, ne manquez pas de goûter leur kvas local, boisson légèrement alcoolisée à base de pain noir fermenté, ainsi que leurs délicieux draniki, beignets de pomme de terre aux oignons.

Trop succinct article me reprocheront d’emblée ceux qui désireraient en connaître davantage, alors je ne peux que dès lors les encourager à le compléter par eux mêmes et découvrir ce faisant les innombrables richesses constellant ce pays qui ne mérite aucunement l’ostracisme dont il est encore victime par les médias. Le courage, l’abnégation et la curiosité seront les meilleurs ingrédients pour se rendre en cette terre qui vous rendra au centuple les efforts consentis préalablement. La Biélorussie vous attend...

Portail officiel de la  Biélorussie sur Wikipédia

Site du tourisme officiel en langues Anglaise,  Russe et Biélorusse

[1] Date à laquelle les hordes Mongoles infligeront à la chevalerie Polonaise assistée de contingents Germaniques et Francs une cuisante défaite à Legnica avant de défaire les forces Hongroises à la bataille de Mohi. La mort d’Ögödei, le Khan suprême, brisera l’élan de conquête des Mongols vers l’Europe qui reflueront sur la Volga en attendant l’élection d’un nouveau Khan.

[2] Union  effective depuis le traité de Lublin en 1569 entre les deux pays.

[3] Le 7 mai 2009, l’Union Européenne a proposé un partenariat oriental à divers pays de l’ex-Union Soviétique, Biélorussie incluse, ce qui fut considéré comme un signal clair de normalisation des relations diplomatiques. Le 29 mai 2009, le Conseil de l’Europe a annoncé pour sa part accorder à la Biélorussie le statut d’invité spécial à l’Assemblée Parlementaire, rompant de la sorte sa politique d’exclusion systématique des officiels Biélorusses.

[4] Des frictions ne purent cependant être évitées, telles une crise du gaz pendant l’hiver 2006 et une crise du lait durant l’été 2009.

[5] Voir à ce sujet son entretien avec le magazine Premiere où le jeune prodige sait rester humble sans se départir d’un certain recul vis à vis de la célèbrité et de l’Eurovision.

Documents joints à cet article

La Biélorussie, le plaisir de la découverte

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/la-bielorussie-le-plaisir-de-la-62515

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La victoire à l'ombre des ailes...

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CROCS EN STOCK

Ça y est, je viens de trouver.

Pour ce qui est du lien que nouait Diana entre Marie (et plus précisément la Vierge Noire de Czestochowa, qu’aucune polonaise ne saurait ignorer) et Babalon, ou Lilith. Entre son héritage spirituel slavo-catholique et sa pratique SM.

Lien qui semble être partagé.

Le moment où l’esclave s’abandonne totalement à son maître, c’est le moment où Marie écrase la tête du serpent.

Le serpent, c’est aimer en posant des conditions.

Le maître, lui, en charge des conditions et restrictions, fatalement abusives, alimente le chemin de croix (il faut avouer que le vœu était joliment formulé).

Ce n’est pas qu’un chemin de croix, c’est aussi une marelle.

Pour Judas l’abject tortionnaire, c’est la marelle de ta chair qui monte aux cieux dans la souffrance rédemptrice.

Rédemptrice de quoi, on verra bien.

Judas prostituant, dégradant & humiliant Marie, je vais encore me faire mal voir.

Quoi ? Quoi ? Rédemptrice de moi ?

Je meurs et je renais, aussi, la douve est devenue jardin, le cachot est devenu temple, nous sommes revenus au moment d’avant, celui où tout coulait librement.

Le côté lumineux de la chaîne sur la peau nue. Amour & terminaisons nerveuses.

La dévotion de ta bouche, c’est l’Apocalypse à coup sûr.

La lumière se fit, douce tout d’abord, puis insistante comme une Forêt Sacrilège.

Trente Oiseaux (et dix de cœur de der !).

Octobre 2OO9.

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Mon actuel fond d'écran...

ThomasArnel

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09 octobre 2009

LE FIGARO

Londres : une photo de Brooke Shields nue censurée

Flore Galaud (lefigaro.fr)
01/10/2009 | Mise à jour : 15:19
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Capture d'écran montrant une partie de la photo incriminée dans le Guardian.
Capture d'écran montrant une partie de la photo incriminée dans le Guardian.

Une unité de Scotland Yard chargée de surveiller les «publications obscènes» a demandé au célèbre musée Tate Modern de ne plus exposer un cliché de la star enfant, dévêtue et très maquillée.

Vingt-six ans après, le cliché fait toujours autant parler de lui. La Tate Modern, célèbre musée d'art londonien, a été contrainte par la police de retirer une photo de l'actrice Brooke Shields de son exposition « Pop Life », qui doit s'ouvrir jeudi. En cause : le caractère «obscène» du cliché, pris par l'artiste controversé Richard Prince et intitulé «Spiritual America». On y voit Brooke Shields, alors âgée de 10 ans, nue dans une baignoire et maquillée à outrance.

C'est en consultant les journaux que des policiers sont tombés sur ce cliché annonçant l'ouverture de l'exposition, rapporte jeudi le quotidien The Guardian. Aussitôt, l'unité de Scotland Yard chargée de la poursuite des publications obscènes [cellule spéciale chargée de surveiller toute publication pouvant «dépraver ou corrompre» son public, en vertu de la «loi sur les Publications obscènes» de 1959, ndlr] est saisie. Elle se rend sur les lieux et, après s'être entretenue avec les directeurs de la galerie, décide, par «précaution», de faire retirer le cliché.

L'actrice n'a pas les droits sur ce cliché

Ce n'est pas la première fois que la photo provoque le scandale. Officiellement, elle est datée de 1983, mais en réalité, elle a été prise en 1975 par Garry Gross. A l'époque, la mère de la jeune Brooke Shields touche 450 dollars pour céder les droits du cliché au photographe new-yorkais. Rapidement, la photo est publiée dans divers magazines. Si le cliché choque, on évoque peu à l'époque son éventuel caractère pédophile. Mais Brooke Shields, qui entre-temps est devenue une star de cinéma avec son rôle dans «La Petite» de Louis Malle (1978) puis dans «Le Lagon bleu» (1980) tente, à plusieurs reprises, de récupérer ses droits sur le portrait. En vain. En 1983, notamment, la justice américaine établit que la photographie n'est ni sexuellement provocante, ni pédophile ou encore pornographique.

A la fin des années 90, Garry Gross cède ses droits à l'artiste Richard Prince. Ce dernier photographie le portrait et lui donne un nouveau nom. La notoriété du cliché est relancée. C'est à partir de ce moment-là que les premières accusations de photographie à caractère pédophile apparaissent.

Plusieurs artistes censurés en France

Pourtant, le cliché, jusqu'ici, n'avait jamais été censuré. L'année dernière, la photo, exposée au musée Guggenheim de New York, n'a pas fait l'objet d'une controverse particulière. Même réaction en Suisse et en France : au printemps 2008, le cliché faisait partie de l'exposition «Controverses», présentée au musée de l'Elysée de Lausanne puis à la Bibliothèque Nationale de France, à Paris, au mois de mars dernier. Et, s'il a fait beaucoup parler de lui, il n'a, en revanche, subi aucune demande de retrait de la part des autorités.

Il est toutefois déjà arrivé à la France de demander le retrait de certaines œuvres d'art, en vertu de l'article 227-24 du code pénal relatif à la «diffusion d'images à caractère violent ou pornographique ou contraire à la dignité humaine». En 2006, notamment, le peintre marseillais Gilles Traquini s'est vu contraint de retirer d'une galerie de Nice l'une de ses toiles reproduisant le célèbre tableau de Gustave Courbet, «L'origine du monde» (1866). La même année, Henry-Claude Cousseau était mis en examen pour avoir organisé six ans plus tôt l'exposition «Présumés innoncents», sur le thème de l'enfance et son trouble (le cliché de Brooke Shields en faisait partie), à Bordeaux. Le verdict n'a toujours pas été rendu. En 2008, c'est l'artiste Philippe Pissier qui a été inquiété, pour des collages érotiques représentant des poitrines ornées de pinces à linge. Et, plus récemment encore, la police a fait retirer des murs de la FIAC de Paris les photos d'Oleg Kulik. Y figuraient notamment l'artiste, nu, avec des animaux ou encore se promenant avec un collier de chien dans les rues de Moscou.

http://www.lefigaro.fr/culture/2009/10/01/03004-20091001ARTFIG00604-londres-une-photo-de-brooke-shields-nue-retiree-d-une-expo-.php

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ReSPUBLICA n°624, 9 octobre 2009.

La route des tétons est réouverte

Par Nicolas Pomiès

Mercredi 7 octobre 2009

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Souvenez-vous, à deux reprises, nous vous avions informé de la mise en examen de l’artiste Philippe Pissier parce qu’il avait envoyé quatre cartes postales comportant des tétons de seins parés de pinces à linge.

Le responsable du Centre de tri de la Poste de Cahors, rempli de vertu et de bons sentiments, avait immédiatement contacté la maréchaussée afin de s’indigner et de porter plainte, lorsque ces cartes postales étaient arrivées jusqu’à lui (ce qui en dit long sur le contrôle de la correspondance à certains endroits).

L’État, par le biais de son Parquet de Cahors, donna suite à la plainte et, désireux de rétablir l’ordre moral, attaqua Philippe Pissier sur la base de l’article 227-24 (qui punit jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende): « le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d’un tel message […] lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. »

Initialement adoptée pour lutter contre les minitels roses, cette disposition ne sert pourtant guère qu’à faire traduire les artistes en justice, écrivains, peintres ou photographes. Et, ce, en dépit d’une déclaration claire de Jacques Toubon qui, en 1994, alors qu’il était ministre de la Culture, avait précisé qu’elle ne visait aucunement à censurer les œuvres d’art.

Outre ReSPUBLICA, une importante mobilisation de soutien vit le jour autour de Philippe Pissier et il fut relaxé le 25 juin dernier des faits portant atteinte à la morale qui lui était reprochés. Toutefois, Pissier ne sortit pas du tribunal sans condamnation, car il écopa d’un mois de sursis, de 1000 euros d’amende et de 450 euros de frais de justice.

C’est dans les procès-verbaux (mis en ligne par Philippe Pissier) dressés par la Gendarmerie qu’on comprendra pourquoi — bien qu’il soit innocenté sur le motif de l’enquête et de la mise en examen dont il a fait l’objet —  on chercha à tout prix à le condamner: l’attaque de Pissier était tellement méprisable qu’il fallait gonfler l’affaire.

Aussi, accrochez vous bien !, les enquêteurs allèrent jusqu’à rechercher la propriétaire des seins. Ce fut difficile, car les cartes postales incriminées, qui, rappelons-le, résultaient d’un collage d’une photo touristique et d’une photo de buste, ne disposaient pas du visage se trouvant au dessus des seins ! Hé oui !, l’artiste avait enlevé la tête sur ses créations. On pouvait donc seulement voir une carte postale de son village (Castelnau-Montratier) avec des seins et des pinces à linge.

Toute la technologie de la Gendarmerie ayant été mobilisée pour cette affreuse atteinte à l’ordre moral, la propriétaire du buste retrouvée, reconnaissant ses seins malgré l’absence de son visage, déposa avec une spontanéité qui ne vous aura pas échappée, plainte contre l’artiste pour diffusion d’image sans consentement de sa personne.
On tenta également de gonfler l’affaire en attaquant Pissier pour la détention d’une arme de chasse pourtant régulièrement détenue, comme le reconnaîtra le tribunal.

Le comble de cette enquête inquisitoriale fut atteint lorsque le concepteur de la carte postale touristique originale vint témoigner de la justesse et de la beauté de ses photos qu’il se désolait de voir détournées par le collagiste. Il s’agissait bien d’un comble, puisque ce concepteur était à la tête d’un catalogue de ces cartes postales vulgaires et dégradantes à caractères scabreux pour le genre féminin, des cartes que nous avons tous vues en vente libre dans nombre de librairies.

Il fallait donc charger l’artiste dont les créations à caractères érotiques sont en définitive une attaque contre la pornographie marchande.

Mais Philippe Pissier est de nature rebelle et opiniâtre, et attaque aujourd’hui en Justice à la fois la section de recherche de Cahors de la Gendarmerie mais aussi La Poste !

Liberté créatrice contre cloisonnement moral et marchand, ce nouveau procès permettra-t-il de mettre un terme définitif au retour à l’ordre moral caractérisant la période ?

par Nicolas Pomiès

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-route-des-tetons-est-reouverte/850

Posté par Philippe Pissier à 09:43 - Article 227-24 & Montage Policier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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