Lilith Infinite, ondulée dans le spasme, vivante dedans le suaire aux mille pétales, une pluie de clous d’or, des ombres qui reviennent des enfers ou du jardin, un gavial de sang qui rêve d’une soupe de scorpions. Te dirais-je, Lilu, ce qui se produisit lorsque le langage des mots fut remplacé par le langage des sons, et que du tonnerre d’apocalypse se raviva en chaque unité de mémoire, que chaque pièce du puzzle copula avec chaque autre, que les données librement s’étreignirent…

Lilith Infinite, à deux pas du néant, dans le grand parc où rôdent les créatures, un feu étrange nous dévorera, le retour à cela dont on ne peut rien dire. Et vous verrez les extases tombales, les déesses aux ailes de nuit liquide, les parages que tu connais, Lamashtu. Et vous fûtes, Ardat Lili, l’inexorable icône en certaines nuits du ça passe ou ça casse.

Concert à Poznan, 13 mai 2006, Ulica Jackowskiego 5/7, à deux pas de votre demeure rasée, Bukowska numéro 1.

Bientôt : ailleurs…

Lilith Infinite : Micha, Ariel, Zorïn, Philippe Pissier.

1

10

Lilith Infinite est le nom d’un collectif de musique électronique fondé en 2005 par les français Micha et Philippe Pissier (traducteur d’Aleister Crowley, Austin Osman Spare, Phil Hine, etc.).

Cet intitulé renvoie à la poétesse et courtisane polonaise Diana Sylwia Orlow, alias Lilith von Sirius (1971-1997).

Ariel et Zorïn (Le Syndicat, Entre Vifs, formations bruitistes ayant marqué les années 80) rejoignent Lilith Infinite en 2007.

Premier concert connu à Poznan (Pologne), au Klub “Inner Spaces“, le 13 mai 2006, lors d’un événement musical nommé "Teoria Chaosu czyli Alfabet Pragnien" (Théorie du Chaos ou Alphabet du Désir), et centré sur Austin Osman Spare et la Magie du Chaos.

17594775

Extrait de "CE QUE L’ŒIL VOIT ET CONVOITE, QUE LA MAIN S’EN SAISISSE", Thierry Tillier, Le Chalet de Haute Nuit, 2003.